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Les Secrets de l'attraction

Comment RECONNAITRE les troubles dépressifs chez l'enfant ?

Face à un enfant en retrait, au visage souvent sérieux, peu mobile, ou à l'air absent, il faut
savoir rechercher l'humeur dépressive. De la même façon, en présence d'un enfant décrit
comme irritable, agité, opposant et insatisfait, il faut penser aussi à rechercher la tristesse. En
effet, humeur dépressive et tristesse, qui sont les caractéristiques de l'épisode dépressif, ne
peuvent être perçus qu'à partir d'une écoute attentive.
Les mots de l'enfant sont explicites :
- "J'ai envie de rien"
- "Je suis nul"
- "Je suis méchant"
- "C'est de ma faute"
- "Personne ne m'aime"
- "Je n'y arrive pas, c'est trop dur"
Le désarroi des parents se traduit par des phrases du type :
- "Il n'est plus comme avant"
- "Je ne le reconnais pas"
- "Il n'est jamais content"
- "On ne peut jamais lui faire plaisir"
En fait, pour évoquer l'épisode dépressif de l'enfant, il faut retrouver l'expression, selon
différents modes, d'une souffrance reliée à la perte et au sentiment d'impuissance. La durée de
l'épisode doit bien entendu être prise en compte. Elle est variable avec l'âge.
- Le tableau est différent chez le très jeune enfant. Il s'agit alors d'un bébé sans pleurs ni
larmes, avec une mimique pauvre, des conduites répétées et monotones, un affaiblissement
des réponses aux sollicitations, une pauvreté interactive, une altération de la communication
qui est amplifiée par le désarroi de l'entourage face à ce bébé qui ne répond pas, ou encore
présente une désorganisation psychosomatique.
Cette dépression du nourrisson est attribuée le plus souvent à la rupture des liens d'attachement,
spécialement avec la mère. Les conditions d'apparition parfois inapparentes doivent être
recherchées.
- Les médecins et les pédiatres occupent une place privilégiée dans le dépistage des premiers
symptômes dépressifs. Leur souci d'éliminer une cause organique devant toute plainte de
l'enfant peut les conduire à sous-estimer la dépression.
Lors d'une banale consultation, le médecin de l'enfant peut repérer la dépression à partir des
signes décrits précédemment. Il doit alors rechercher une cause réactionnelle simple.
Dans un certain nombre de cas, il peut assumer seul la prise en charge de la dépression de
l'enfant, mais, il est souvent amené à envisager une collaboration avec le pédopsychiatre à
laquelle il doit préparer les parents.
- L'évaluation quantitative et standardisée des troubles dépressifs est importante. En
épidémiologie, les instruments semblent assez bien adaptés. Par contre, pour l'évaluation
clinique, aucune des échelles ou entretiens standardisés ne paraissent totalement
satisfaisants. Cette lacune invite à des recherches complémentaires.
- Trois systèmes de classification des troubles mentaux sont proposés et présentent la
dépression de l'enfant avec des différences notables :
1. La Classification Française des Troubles Mentaux de l'Enfant et de l'Adolescent
(CFTMEA).
2. Le Manuel Diagnostique et Statistique (DSM) publié par l'association américaine de
psychiatrie, non spécifique à l'enfant.
3. La Classification Internationale des Maladies (CIM 10) de l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS), également non spécifique.
La plupart des études épidémiologiques (réalisées en langue anglaise à partir de la
classification DSM) trouvent, dans la population des enfants de 6 à 12 ans, que la
prévalence de la dépression est inférieure à 3 %; il s'agit donc d'un trouble relativement
rare.
Le suicide est rarissime chez l'enfant, toutefois, une sous-estimation des idées et conduites
suicidaires est possible car peu d'enquêtes ont abordé ce sujet.
- Il faut pouvoir situer la dépression en fonction de l'organisation de la personnalité de
l'enfant :
La tristesse n'est pas l'épisode dépressif mais représente une réaction émotionnelle dont tout
enfant fait un jour ou l'autre l'expérience.
Certains épisodes dépressifs surviennent chez des enfants qui ne présentent pas de
perturbations graves de la personnalité. Il peut s'agir soit d'un remaniement interne en fonction
des étapes du développement (moments dépressifs), soit d'une réaction à une perte réelle ou
symbolique (dépression réactionnelle) .
Chez les enfants présentant une pathologie dite "limite" l'épisode dépressif peut évoluer vers un
trouble grave, ou être, au contraire, l'occasion de remaniements positifs.
L'épisode dépressif peut aussi apparaître chez un enfant présentant une organisation névrotique
de la personnalité qui, face à la menace d'une perte d'amour et d'estime de soi, ne parvient plus
à trouver de réponse adaptée en lui-même et dans son entourage, en raison de ses conflits
internes.
Les épisodes dépressifs dans le cadre des psychoses sont rares.
Ainsi, la personnalité sous-jacente de l'enfant donne à la dépression un potentiel évolutif
variable. Plus que l'intensité de l'épisode dépressif c'est la possibilité qu'aura l'enfant de
l'élaborer et de le surmonter qui jouera un rôle déterminant sur son devenir. Cette capacité est
elle-même grandement dépendante des aides qui lui seront apportées.

1 commentaire:

  1. Merci pour l'article. Il existe à cet effet un lien entre l'affaiblissement de l'énergie morale et le gain de poids. On peut distinguer plusieurs possibilités, dont le fait que les personnes qui sont déprimées peuvent essayer de soulager leur douleur mentale en mangeant davantage. Chez les personnes qui traversent une période dépressive, la tendance à prendre de la graisse autour de la taille peut venir d'un taux plus élevé en cortisol (hormone qui est produite en réaction au stress)...

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