About

Les Secrets de l'attraction

QUELQUES THEORIES SUR LE SENTIMENT DE CULPABILITE

De nombreux penseurs ayant réfléchi sur le sentiment de culpabilité, il fallait faire un choix ! Voici donc les théories de quelques auteurs sur ce sujet.


1. Freud


C'est à partir de deux situations cliniques, la névrose obsessionnelle et la mélancolie, que Freud s'est interrogé sur le sentiment de culpabilité.

Si pour lui, ce sentiment est le pain quotidien des psychanalystes, s'il en mesure l'importance, il n'a jamais écrit de synthèse de ses réflexions sur ce thème qu'il reconnaissait être « embrouillé ». Il s'est contenté d'en relever l'existence dans la littérature (son étude sur Dostoïevski) dans les mythes, la religion, l'art, et d'affirmer que nous sommes tous coupables et plus immoraux que nous le croyons.

Pour lui, la culpabilité n'est ni bonne ni mauvaise, c'est la source qui l'alimente qui la rend destructive ou non.

Freud trouve à ce sentiment une pluralité de sources:

®    Le meurtre du père primitif (voir « Totem et tabou », « Moïse et le monothéisme »). La culpabilité apparaît sous forme d'angoisse de castration. L'angoisse est ici la répétition fantasmée (puisque le père est mort) d'une angoisse suscitée par la menace réelle que le père faisait peser sur les fils quand il voulait garder toutes les femmes pour lui.

®    La civilisation, en ce qu'elle réprime les pulsions agressives.

®    La prématuration et l'état de détresse originaire, très prolongé chez l'enfant.

®    L'angoisse du Moi devant le Surmoi (l'autorité parentale intérieure). Il y a un double mouvement sado-masochiste: le Moi jouit de subir et le Surmoi jouit de punir.

Pour Freud, le sentiment de culpabilité est ambivalent: il peut être morbide et naître du refoulement mais aussi être sain, valable et moral, s'il est l'expression de ce Je qui est en nous un véritable pouvoir d'examen, de jugement. Il n'existe pas, pour Freud, de moyen direct de combattre la culpabilité. On peut seulement en faire progressivement un sentiment conscient.


2. Alfred Adler


Il lie la culpabilité au sentiment d'infériorité qui nous habite tous, et au désir de toute-puissance compensatoire.


3. C. G. Jung


Il parle de culpabilité de soi vis-à-vis de soi, du refus de s'accepter soi-même. On retrouve cette notion en Habakuk 2.10: « C'est contre toi-même que tu as péché ».


3. Jacques Lacan


Pour lui la culpabilité n'est pas forcément liée à l'Oedipe, mais au désir et à la place qu'occupe le sujet dans l'ordre du signifiant de son désir. Lacan désigne la source la plus profonde de la culpabilité lorsqu'il dit que le sujet se sent coupable toutes les fois où il en vient à « céder sur son désir ».

Lacan met l'accent sur l'impossible plus que sur l'interdit, qui n'est qu'une défense contre l'impossible, car il est plus facile de se confronter à l'interdit que de reconnaître l'impossible. En fait la culpabilité a à voir avec l'impossible et non l'interdit (alors que le péché a à voir avec l'interdit en premier).

Pour Lacan la culpabilité est l'expression du manque, le « signifiant » de la finitude.


4. Mélanie Klein (« L'amour et la haine ») et D. W. Winnicott (« De la pédiatrie à la psychanalyse »)


Ces deux analystes nous ramènent à la relation du nourrisson avec sa mère. Cette relation est ambivalente, car l'enfant simultanément a peur de la fusion avec sa mère (alors que la vie le pousse à grandir, il craint de rester un avec sa mère) et désire aimer et être aimé de cette mère qui est la source de tous ses plaisirs. Il y a donc tout à la fois attirance vers la mère et rejet de celle-ci.

Son conflit peut s'exprimer ainsi: s'il est, il n'est plus aimé de sa mère (car indépendant d'elle), et s'il en est aimé, il n'est pas. Cela se résume à être ou être aimé. L'enfant croit qu'il y a opposition entre ces deux termes et se demande s'il peut exister en dehors de sa mère.

La culpabilité naît de ce sentiment d'ambivalence affective. S'il est bien géré par la mère et plus tard par le père, ce sentiment normal de culpabilité ne sera pas une source de problèmes à l'âge adulte. La mère devra être nourricière et en même temps sécurisante pour son enfant, qui vit mal le fait d'aimer le plaisir qu'elle lui procure et le fait qu'elle est aussi celle qui le frustre.

Par exemple, quand elle le recouche après la tétée, l'enfant, qui est allé vers cette mère source de tout bonheur, se retrouve profondément frustré de l'arrêt du plaisir. Cette frustration qui lui est imposée le rend agressif, il pleure et hurle de colère.

Et cette agressivité entraîne chez lui une culpabilité de vouloir détruire ce qu'il aime et lui procure du plaisir: cette mère, puis-je l'aimer pour ce qu'elle donne et dois-je la haïr pour ce qu'elle refuse ? Suis-je normal de ressentir envers elle deux sentiments aussi opposés, l'amour et la haine ?

Cette culpabilité inconsciente sera réactivée au moment de l'Oedipe, quand la mère sera l'objet désiré mais interdit.

Revenons au nourrisson: si la mère reste nourricière et continue à donner toujours la même qualité de soins à son bébé, celui-ci sera sécurisé par ses paroles, ses retours fréquents et bienfaisants vers lui, il verra que sa mère n'a pas été détruite par son agressivité: celle-ci n'est donc pas mauvaise, il peut l'exprimer.

L'enfant, puis l'adolescent, doit apprendre qu'il peut exister en dehors de sa mère, sans que celle-ci cesse d'exister.

Cette culpabilité qui est l'expression d'une ambivalence affective doit être considérée comme un élément normal de notre personnalité. Bien gérée par notre mère, elle va nous construire, mal gérée (c'est-à-dire si la mère ne réapparaît pas, si elle donne les soins de manière irrégulière), elle risque de nous détruire.


6. Lewis Engel et Tom Ferguson  (« La culpabilité »)


Pour ces deux psychologues cliniciens réputés, c'est l'altruisme excessif et mal dirigé qui est parfois source de culpabilité.

Nous avons tous un besoin inné de venir en aide aux autres, une tendance à être Sauveteurs. Même un bébé est bouleversé quand il en voit un autre pleurer. Mû par une sorte d'empathie rudimentaire, il se met aussi à pleurer. Un enfant peut se rendre malheureux par empathie avec ses parents qu'il voit tristes. Il se sent, il se croit responsable de ce qui leur arrive (maladie, conflit). Il se croit obligé de les aider et n'y arrivant pas, il culpabilise. Il se sent coupable parce qu'il ne se sent pas capable.

Cette formule: pas capable/coupable se vérifie aussi pour les adultes dans la vie quotidienne comme en relation d'aide, et elle fonctionne aussi en sens inverse: coupable/pas capable.
Expliquons-la: quand une personne ne se sent pas capable de faire quelque chose, elle se sent coupable de son incapacité. Inversement, lorsqu'elle se sent coupable, cela la rend souvent incapable d'agir.

Par exemple: cela fait longtemps que vous auriez dû rendre visite à votre grand-tante Eugénie, mais vous n'en trouvez pas le temps, et cela vous culpabilise.

A l'inverse, vous vous sentez vaguement coupable parce que vous n'êtes pas allé à la dernière réunion pour les parents organisée par l'instituteur de votre enfant, si bien que vous ne vous sentez pas capable de croiser le regard de cet instituteur et vous évitez soigneusement de le rencontrer.

A l'âge adulte, nous nous sentons tellement responsables de ceux que nous aimons que nous culpabilisons de leurs malheurs au lieu de les aider efficacement.

Mais sommes-nous responsables des souffrances de nos proches ? Il est plus facile de nous reprocher des fautes, les incompétences des autres que de reconnaître qu'ils ont mal agi avec nous, d'admettre la réalité: leurs limites, leurs erreurs.

Nous venons de voir que pour les analystes, il existe une culpabilité morbide et une autre qui est normale, voire utile et nécessaire. C'est un sentiment archaïque, latent en nous.

Qu'en pensent les philosophes ? Si certains (nous ne citerons que Nietzsche) récusent radicalement toute notion de sentiment de culpabilité, la plupart affirment son existence.


7. Nietzsche


C'est lui qui a dénoncé le plus fortement le sentiment de culpabilité et critiqué le christianisme qui a fait le malheur de l'homme en le culpabilisant.

La source de la mauvaise conscience, c'est la notion d'un Dieu saint envers lequel on aurait une dette. Nietzsche n'a pas entièrement tort ! Dans « Le péché et la peur », Jean Delumeau montre bien comment au cours des siècles l'Eglise a diffusé un message culpabilisant, insistant sur un Dieu inquisiteur, comptable et vengeur.


8. Spinoza


Pour lui, nous sentons et nous éprouvons que nous sommes éternels, mais c'est dans le sentiment de culpabilité d'abord que nous le sentons et l'éprouvons. C'est ce sentiment qui provoque la prise en charge de soi par soi (la responsabilité).


9. Sören Kierkegaard


Ce philosophe chrétien estime que la culpabilité est communication, communion, qu'elle est le fondement de toute vie sociale. « Jésus a tellement aimé les hommes qu'il a épousé leurs péchés », dit-il.

Pour lui l'idée-force du christianisme est la rémission des péchés. Exister, c'est exister « devant Dieu », c'est prendre conscience du péché. C'est en se sentant coupable qu'il se place devant Dieu. L'humanité est donc une société de pécheurs pardonnés.


10. Henri Bergson


Pour ce penseur spiritualiste, la liberté est l'accord d'une conscience avec ses actes, et la culpabilité le rapport des actes à la conscience. Le souvenir de la faute est ce qu'il y a de plus ancien dans l'humanité.


11. Martin Buber


Cet auteur évoque, à côté d'une culpabilité névrotique, une culpabilité authentique qui porte toujours sur la violation d'une relation interpersonnelle, qui constitue une blessure du rapport Moi-Toi. C'est donc une culpabilité à l'égard d'autrui.


12. Jean Guitton


Le penseur catholique parle de la culpabilité de l'inachevé en nous, du relatif, du non-épanouissement, voire de la trahison de soi, de ses convictions, de sa vocation: par exemple, un père qui n'a pas été le père qu'il aurait voulu être (ou une mère, une épouse, un mari).

Tout acte peut donc être culpabilisant, parce qu'aucun acte n'est parfait. Jean Guitton pense que pour Dieu, c'est au contraire la marche, le chemin parcouru, l'acte accompli, qui comptent avant tout, et non la culpabilité de l'inachevé dans nos actes.

Effectivement certains ont du mal à accepter la finitude de leur nature humaine, qui les culpabilise face à un Dieu infini et parfait. Ils se croient coupables de ne pas être comme Dieu, de ne pas être des dieux. Alors que cette prétention est précisément la tentation du serpent en Genèse 3.5: « Vous serez comme des dieux. »

Pour certains même, c'est un désir de toute-puissance qui les culpabilise parce que c'est toujours plus difficile d'accepter la réalité de leur finitude que l'imaginaire de leur toute-puissance. Dieu avait précisément posé un inter-dit (= ce qui est dit entre Dieu et l'homme) pour empêcher la confusion et la fusion et éviter à l'homme de chercher à devenir Dieu.


13. Paul Ricoeur


Ce philosophe protestant, auteur de « Finitude et culpabilité », distingue la culpabilité réelle et la culpabilité irréelle et essaie de comprendre comment il y a quelque chose en nous (le péché originel) qui toujours précède la défaillance individuelle.


14. Bruce Narramore


Ce psychologue chrétien est l’auteur de « Victoire sur le sentiment de culpabilité et la dépression ».

Il remarque que certaines observations de la psychologie recoupent les vérités de la Bible. Pour lui, nous nous sentons coupables à cause de notre moi idéal et de notre « moi punitif ».

Le moi idéal est un ensemble d'objectifs, d'idéaux et d'aspirations, établi avant vingt ans à partir de l'influence de nos proches et de notre conscience (Romains 2.14‑15).

Le moi punitif est la voix de notre « parent intérieur ». En absorbant les idéaux de nos parents, nous absorbons aussi leurs méthodes de punition. Devenus adultes, nous nous châtions avec ces mêmes méthodes. Nous éprouvons alors trois sentiments:


a. La peur d'un châtiment


Des années durant, la discipline parentale nous a appris: quand tu agis mal, tu dois être puni. A l'âge adulte, nous continuons à nous punir. Un des premiers pères de l'Eglise, Origène, mutila ses organes sexuels. C'était une autopunition à cause de la culpabilité due à ses pulsions sexuelles. D'autres se punissent non physiquement mais mentalement: « Tu t'es mal conduit », « Un jour tu le paieras ». Ils transposent ces menaces sur Dieu en se disant: « Un jour Dieu me châtiera » (par une maladie, un accident). Les femmes ont ainsi souvent peur de mettre au monde un enfant mal formé.


b. La honte, l'indignité, la perte de l'amour de soi


Si nos parents nous ont souvent dit: « Tu devrais avoir honte, tu es méchant », pendant les années où notre personnalité se formait, des sentiments d'infériorité et une image médiocre de nous-mêmes ont pris naissance en nous. Notre moi punitif interne continue à murmurer: « Tu n'as pas honte de te conduire ainsi ? »

Un des signes de cet état est l'incapacité à se détendre. Nous travaillons beaucoup et sommes cependant irrités quand les vacances arrivent. Nous craignons de manquer d'importance ou de dignité si nous ne sommes pas sur-occupés.


c. La crainte d'être rejeté, abandonné


Dans des moments de colère, nos parents nous ont peut-être dit: « Je te déteste ! Je ne veux plus te voir! » Cette menace d'être privé de l'affection des parents a provoqué une peur profonde en nous. Nous avons pensé: « Quand j'agis mal, mes parents ne m'aiment plus ». A l'âge adulte, nous nous sentons rejetés quand nous n'atteignons pas nos idéaux.


15. Paul Tournier


Il distingue:


a. La culpabilité-valeur qui est légitime, utile, vraie, et provient de la prise de conscience d'avoir transgressé les lois de Dieu. Elle porte à la repentance, et cette confession de nos péchés à Dieu nous redonne la paix et nous libère de la culpabilité (Psaumes 32,51).


b. La culpabilité-fonction qui est fausse et résulte des pressions sociales, de la peur des tabous ou de la crainte de perdre l'amour des autres.


Jésus a refusé cette fausse culpabilité quand, âgé de douze ans, il est allé discuter avec les docteurs de la Loi au Temple de Jérusalem. Marie lui dit: « Pourquoi as‑tu agi de la sorte avec nous ? Ton père et moi nous te cherchions avec angoisse. » Jésus ne se reconnaît pas coupable de l'angoisse qu'il a causée à sa mère. En s'occupant des affaires de son Père, il n'a pas péché. Il aurait péché s'il était resté dépendant des exigences de ses parents.


C. COMMENT SE MANIFESTE LE SENTIMENT DE CULPABILITÉ ?



1. Quelques comportements spécifiques


Ce sentiment n'apparaît pas à visage découvert, mais se cache derrière certains comportements répétitifs que l'on peut repérer soi-même.

Un client a du mal à croire le conseiller quand celui-ci lui signale des indices d'un sentiment inconscient de culpabilité.

Par exemple Joël échoue régulièrement à ses examens. Il a du mal à croire que c'est parce qu'il se sent coupable de prendre la place de son frère victime d'un accident qui l'a laissé paralysé.

Voici quelques comportements pouvant indiquer qu'un client se sent coupable:

v     Parce qu'il se sent indigne, il éprouve des difficultés à s'octroyer du plaisir, à prendre des vacances, à "perdre son temps".

v     Il choisit un conjoint ou un métier qui ne lui convient pas, dans le but de se punir. Si le bonheur croise sa route, il le transforme en malheur.

v     Il s'accable de reproches, se croit responsable des conflits ou des erreurs de ses proches. Il ne sait pas accepter un mot d'affection ou un compliment.

v     Si ses parents lui ont appris que la vie n'est que devoirs et sacrifice, il se sent coupable chaque fois qu'il trouve plaisir à quelque chose.

v     Il est parfois paralysé dans ses capacités d'agir, tant la charge de culpabilité est forte.

v     Il se sent insécurisé face aux autres, croit que ceux-ci ne l'aiment pas.

v     Il dit oui à tout ce qu'on lui demande. Cette attitude dénote sa culpabilité cachée. Sous couvert d'altruisme, il se force à nier sa liberté individuelle et son besoin de repos.

v     Il offre des cadeaux pour se faire pardonner une longue absence ou une colère.

v     Il critique les autres en projetant inconsciemment ses propres fautes sur eux.

v     Il a des problèmes sexuels qui trouvent racine dans des expériences sexuelles hors mariage, des abus sexuels subis dans son passé (la victime se sent coupable) ou dans le fait d'avoir eu un père dominateur ou une mère castratrice.

v     Lorsqu'il confesse ses péchés à Dieu, c'est pour s'auto punir, enraciner son indignité, se condamner et non pour recevoir le pardon de Dieu.

Pour certains, c'est même une manière d'exister en tant que personne face à Dieu: je suis coupable donc j'existe. En relation d'aide, le fait de demander pardon, de se déclarer coupable, sont autant d'attitudes qui procurent au client le bénéfice, le plaisir, de donner de la consistance à son Moi culpabilisé, face au conseiller.

* Il protège une personne qui dans le passé lui a fait subir un traumatisme grave. Parce qu'il ne peut se permettre d'accuser le vrai coupable (père, mère, membre de la famille ou ami) il s'auto punit inconsciemment, pensant ainsi protéger le coupable.

Le conseiller aidera le client à exprimer sa colère pour le traumatisme subi. C'est cela seul qui le libèrera de sa culpabilité destructrice qui est ici un sentiment racket. Les sentiments authentiques que l'on devrait éprouver devant un sévice, une injustice ou un traumatisme sont la colère, la tristesse et/ou la peur.

* Il se punit lui-même en confessant tous ses péchés à tout le monde, dès qu'il trouve une oreille prête à l'écouter.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Nos partenaires

Blogs / Annuaire de blogs --------------- Blog ----------------- -------------- Annuaire blog - Blog société -- -- --------
Top Blog
------- France blogsDictionnaire en ligne --- Booste le trafic de ton blog -- Sciences Santé-- Classement Top Blogs ---- Annuaire gratuit --- Annuaire Web France -- Annuaire FuN --- referencement ---
---
----
---


chercher sur kimino
Ajouter un site
---
---

Annuaire Cyberpole.fr

--- Bijoux Diamant -- Recherche avec Seek -- Annuaire Québec --