Les plaques amyloïdes sont l'une des manifestations de la maladie d'Alzheimer.

Selon les spécialistes de la New York University School of Medicine, qui suspectent l'implication d'un mécanisme génétique dans la transmission des plaques amyloïdes, les résultats de cette étude apportent une part d'explication au risque familial de maladie d'Alzheimer.

Grâce à l'utilisation de la tomographie par émission de positon (TEP), associée à un marqueur fluorescent des plaques amyloïdes, les chercheurs peuvent désormais observer ces dernières dans le cerveau de personnes vivantes et non plus seulement à l'autopsie.

L'équipe de chercheurs américains a ainsi pu repérer et mesurer l'importance des plaques chez 42 personnes en bonne condition cognitive. Parmi elles, 14 avaient un antécédent maternel de maladie d'Alzheimer d'apparition tardive, 14 un antécédent paternel et 14 n'avaient pas d'antécédent familial.
En moyenne, la présence de plaques amyloïdes était de 15 % plus élevée chez les individus avec un antécédent maternel que chez ceux avec un antécédent paternel, et de 20 % plus élevée que chez ceux ne présentant aucun antécédent.

Cependant, cela ne signifie pas que toutes les personnes concernées vont développer la maladie d'Alzheimer, précisent les chercheurs, car on ne sait toujours pas si ces plaques sont une cause ou une conséquence de la maladie.
"La détection de peptide bêta-amyloïde cérébral chez les sujets cognitivement normaux avec un antécédent familial représente une occasion unique pour initier des traitements ainsi que des méthodes préventives générales des années, voire des décennies, avant le début de la maladie clinique", estiment les chercheurs, qui espèrent suivre ces 42 volontaires et d'autres personnes afin d'analyser le lien entre la formation de plaques et la maladie d'Alzheimer, voire de trouver des moyens de prévention.