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Les Secrets de l'attraction

traitement des intoxications psychiques (troubles traumatiques du développement pour les anglophones) par l'immersion EMDR

LES EMPOISONNEMENTS PSYCHIQUES THEORIE ET HYPOTHESES DE TRAVAIL Certains patients sont amenés à évoluer durant les premières années de leur vie dans une structure familiale (ou de substitution) et sociale qui peut présenter un/des dysfonctionnements atteignant leur développement en fonction de leur personnalité et/ou de leur sensibilité génétique. Ceci entraîne de façon très insidieuse, ce que nous appelons en référence aux travaux de Jacques Roques, des Empoisonnements Psychiques dus à un/des Troubles Traumatiques du Développement (TTD).

L’enfant naît dépendant avec une partie Archaïque qui lui donne de façon innée une notion de vulnérabilité (néoténie) qui n’est ni du domaine du conscient ni de l’inconscient, cette distinction n’ayant guère de sens à cette époque là. Nous avons pu remarquer que la partie archaïque de la modalité de fonctionnement de l’adulte qui se met en place durant les premières années de vie s’accompagne d’un modelage anatomophysiologique du cerveau comparable à un formatage en informatique. Plus tard c'est à partir de ce formatage que l’adulte traitera l’information de façon prioritaire voire souvent exclusive. Quand le formatage inclus un volet évolutif, l’individu peut faire face de façon adaptée aux évènements. Mais les empoisonnements psychiques vont entraîner un formatage biaisé et vont figer la modalité de traitement de certains types d’évènements d’où une gestion de l’information non adaptative. Nous abordons l’Archaïsme comme la partie de nous qui met en place, à partir du Principe de Vie, des automatismes qui peuvent perdurer ensuite d’une manière inadaptée. L’Archaïsme intervient à deux niveaux : l’Espèce avec le principe de survie et l’Individu avec trois registres progressifs qui vont de l’estime de soi (honte/culpabilité) à la sécurité (également la survie, mais aussi l’attachement) et enfin au libre choix. Nous pensons (hypothèse de travail) que les TTD apparaissent quand l’organisme perçoit une situation perturbante pouvant atteindre le Principe de vie soit de l’espèce (survie) soit de l’individu (estime de soi, sécurité ou libre choix). Face à l’urgence, le cerveau va mettre en place et enregistrer un Système Provisoire de Défense (SPD) utilisant les circuits courts de l’amygdale et de l’hippocampe dont l’objectif est de maintenir la vie, en attente soit d’une modification de la situation soit de l’acquisition d’autres outils pour la gérer. L’Empoisonnement Psychique correspond alors à une exposition fréquente durant le jeune âge qui va renforcer les SPD et en faire des voies prédominantes de plus en plus exclusives de réponse automatique du cerveau à des situations perturbantes. Par analogie nous les appelons des autoroutes neuronales qui vont d’un point à un autre de façon rapide et exclusive sans possibilité d’adaptabilité. Le processus devient alors pathologique quand l’individu les utilise hors contexte (écosystème raisonnablement normalisé) y compris quand il a acquis les outils nécessaires pour faire face de façon active à la perturbation engendrée par la situation. Le SPD devient alors un Système Dominant de Défense (SDD) avec un potentiel adaptatif plus ou moins réduit, donc plus ou moins pathologique. Pour répondre aux empoisonnements psychiques nous avons développé une approche thérapeutique (non exclusive) que nous appelons l’Immersion en EMDR. Dans l’immersion nous utilisons l’approche EMDR pour modifier (débloquer) la structure du système de traitement de l’information afin de le rendre à nouveau adaptatif. Il s’agit de renforcer des voies collatérales pour transformer les SDD en Système de Traitement Adaptatif de l’Information (STAI). Ecosystème développemental. Idéalement constitué d’abord de la famille restreinte, puis de la famille agrandie, avec l’école et les activités extrascolaires le développement psychogénétique inclut l’ouverture sociale et progressivement tout l’environnement (social, culture, religion, coutumes, humains, nature, animaux, plantes…). Nous avons pu remarquer trois tendances différentes dans les écosystèmes développementaux à la période précoce de l’environnement familial :

  • Les patients vivent dans un univers de dévalorisation active « Tu seras toujours un incapable, tu ne vaux rien, de toute façon tu finiras comme arracheur de salade, comme éboueur… » ou passive (pas de reconnaissance, parents absents, pas de démonstration d’affection…). Dans les deux cas on retrouve une notion de culpabilité.
  • Les patients vivent dans un univers d’insécurité : violence familiale, parents sous addiction (alcool, drogues, médicaments), parent atteints d’une maladie invalidante portant atteinte à leur capacité de protection ou de sécurité : troubles mentaux, troubles psychiques (dépression, anxiété, dissociation pathogène…), parents présentant certains handicaps, parents atteints de pathologies entraînant des douleurs intenses récurrentes voire permanentes donc invalidantes.
  • Les patients vivent dans un univers où on n’a pas de libre choix : parents trop directifs autoritaires (tout le monde a toujours fait comme ça dans la famille), familles prisonnières d’un univers socioculturel strict (religieux, politique, socio économique, professionnel…).

Parfois ces tendances peuvent être associées. Bien que le dysfonctionnement développemental de l’univers parental soit souvent évident, le patient, n’ayant d’autre référence que lui-même, peut ne pas s’en plaindre outre mesure et parfois considère avoir vécu une vie normale. Il convient d’attirer particulièrement l’attention des thérapeutes sur ce fait. Profil du patient. On ne peut pas dégager de prévalence socio-économique. Les plus défavorisés comme les plus aisés, les plus cultivés comme les illettrés sont touchés. Toutefois nous avons pu remarquer que l’hypersensibilité est souvent un trait de caractère commun à ces patients. Les enfants précoces présentent donc souvent des symptômes d’empoisonnement psychique. Dans notre expérience autant d’hommes que de femmes sont atteints. Nous notons très souvent que la problématique passe d’une génération à la suivante tant que personne ne décide de rompre la chaîne par un traitement thérapeutique. C'est un effet de contamination intergénérationnel qui fait parfois faussement interpréter des similitudes comportementales pathologiques entre les parents et les enfants observées dans une famille comme étant d’origine génétique. La distorsion importante entre les capacités du patient (ce qu’il est) et ce qu’il en fait (ce qu’il vit) va engendrer un mal-être croissant avec le temps. Les situations ont un caractère répétitif, comme si le patient ne pouvait pas sortir de cette compulsion et échapper à cette dynamique. La dissociation structurelle peut rester protectrice et ne devient pas forcément un mode de fonctionnement pathologique chez ces patients. Grâce au « coping » et à des stratégies souvent coûteuses (alcoolisme, alexithymie par exemple) la partie apparemment normale de la personnalité (PAN) peut souvent gérer les débordements intempestifs de la partie émotionnelle de la personnalité (PE) et maintenir une vie sociale, même si c'est au prix de troubles majeurs. Parfois le patient est conscient d’un dysfonctionnement familial mais reste souvent incapable d’en reconnaître la dynamique et les effets sur lui-même. Et même si on rapproche ce dysfonctionnement de sa pathologie, ça ne fait pas écho en lui. Peut-être dira-t-il qu’il le sait déjà ou qu’on le lui a déjà dit. De fait il faut séparer la connaissance de la prise de conscience, qui elle relie émotion et cognition. De ce fait le savoir qu’on lui procure ou dont il parle, reste extérieur à une reviviscence émotionnelle de son passé et n’a donc aucun effet mutatif. Le (ou les troubles) pour lequel il consulte sont d’un côté, son histoire est de l’autre. C’est l’arbre qui cache la forêt. Symptômes. Ils correspondent aux problèmes actuels du patient (avec de multiples déclencheurs), c’est le motif de sa visite. Ils vont engendrer une sensation de mal-être répétitif et récurent : Dépression, anxiété. Ces troubles sont peu sensibles aux traitements médicamenteux et aux psychothérapies. Les somatisations sont fréquentes et les médicaments peu efficaces dans des pathologies telles que les douleurs intestinales, musculo-tendineuses, les acouphènes, céphalées, hypertensions, asthmes, diabètes instables, infections à répétition…

LA THERAPIE PAR IMMERSION PLAN DE TRAVAIL La plainte du patient et les raisons de sa consultation correspondent à des symptômes actuels. Nous devons d'abord vérifier et au besoin renforcer sa capacité d’intégration, sa stabilité, sa tolérance aux affects, la qualité de ses liens affectifs et d’attachement avant de passer à son histoire. Nous lui expliquons le principe de l’immersion, son objectif, afin d’obtenir un consentement éclairé. Première partie : prise d’histoire du patient (8-10h). Elle est conduite sous forme d’une Anamnèse Prospective Active (APA). Après une brève revue des racines et de la dynamique familiales avant la naissance du patient nous étudions son histoire dès la conception, le contexte et les éventuels projets des parents à son égard dans le cas d’une grossesse désirée, ce qui n’est pas toujours le cas. L’objectif est de recueillir le maximum de données pré, circum et post-natales, que ce soit d’après des souvenirs, des histoires, des photos, des films ou des ressentis, de manière indépendante des plaintes du patient qui seront de toutes façons, obligatoirement retrouvées dans le fil de l’histoire. La période clef se situe généralement entre 0 et 8 ans pour les filles, 10 ans pour les garçons. Nous suivons la chronologie en nous appuyant sur la scolarité si possible ou sur des évènements ayant entraîné un changement de vie. La phase active consiste à retrouver des évènements chargés ou non de façon émotionnelle, en positif comme en négatif. Nous interrogeons le patient sur les séparations qu’il a subies de personnes, d’animaux ou d’objets, les déménagements, les contacts avec la mort, les accidents, les rentrées en classe, les changements d’école, de nounous, l’arrivée ou le départ de frères et sœurs, tout évènement modifiant la dynamique familiale, les violences domestiques, les histoires racontées, les vacances, les jeux favoris, les mauvais mais aussi les bons moments avec la famille ou les amis, les anniversaires, les Noëls… Au fur et à mesure de l’APA, nous élaborons une Cartographie Emotionnelle (CE) incluant des évènements chargés émotionnellement en positif comme en négatif. Le principal écueil est d’ignorer des évènements à très faible charge émotionnelle dus à l’extrême efficacité des SDD naturellement mis en place lors des empoisonnements psychiques. A la fin de l’APA, nous demandons au patient d’établir la liste des 10 évènements à charge émotionnelle négative et positive qui raisonnent encore pour lui maintenant. Bien sûr nous retrouvons la majeure partie des situations déjà abordées lors de l’APA, mais l’expérience nous a montré qu’il en apparaît à ce moment là très souvent de nouvelles, parfois primordiales. Ceci nous permet d’affiner et de finaliser la CE utilisée pour les plans de ciblage et la stratégie de traitement. Deuxième partie : vérification des critères de sélections propres à l’immersion EMDR (8-10h). La relation thérapeutique Elle est primordiale dans toute thérapie. Elle permet de véritablement accompagner le patient et de favoriser l’échange. La collaboration patient/thérapeute est essentielle à la méthode. Les ressources Elles permettent une stabilisation du patient, une meilleure tolérance aux affects, elles interviennent au niveau de la qualité des liens affectifs et des mécanismes d’attachement. Toutes les ressources possibles sont utiles et doivent être activées. Pour des patients ayant déjà travaillé en psychothérapie les protocoles de ressources, nous nous contentons de mobiliser à nouveau des techniques qu’ils ont déjà intégrées et employées avec profit. On choisira comme « Lieu Sûr » un événement très spécifique sans interférence ou référence avec une autre personne ou un être vivant. Le "Lieu Sûr" permet d’ajuster le type et la modalité des Stimulations Bilatérales Alternées (SBA). C’est également l’occasion d’établir une première relation des SBA avec une situation positive. La cohérence coeur-cerveau qui permet une approche tout à fait originale avec des sensations nouvelles offre au patient un nouveau moyen de stimulation du parasympathique. Une stabilisation doit être mise en place et/ou renforcée par tout moyen à notre disposition comme par exemple l’intensification de notre soutien affectif, l’utilisation de médicaments, un examen de la situation socioculturelle et une recherche active si possible d’amélioration de celle-ci. Durant l’immersion le patient ne devra pas être dérangé, ni par son travail, ni par sa famille sauf en cas d’urgence. Il doit disposer d’un lieu de repos calme et sécure, proche du cabinet du thérapeute. Il est nécessaire d’effectuer systématiquement une évaluation de la dissociation structurelle (échelle Dissociative Experience Scale : DES <>

Il faut étudier les deux et travailler avec le patient jusqu'à leur disparition rationnelle. La persistance de l’un comme de l’autre est une contre indication absolue à l’immersion puisqu'ils vont bloquer systématiquement tout progrès thérapeutique qui ipso facto leur est contraire. Pour faire suites à la pensée de Jacques Roques nous préférons les termes « facteurs de maintien » qui sont plus adapté que « bénéfices secondaires » qui ont un aspect culpabilisant, même s’il est vrai que le patient tire parfois un bénéfice de son handicap. Les facteurs de maintient sont directement lié à la réaction socioculturelle, donc à l’écosystème face aux conséquences du traumatisme.

Psychoéducation :

La psychoéducation qui améliore les capacités d’intégration est absolument nécessaire tout au long de la cure. En fonction des caractéristiques dominantes des écosystèmes toxiques rencontrées dans la vie du patient nous lui permettons ainsi une nouvelle compréhension plus rationnelle indispensable au déblocage de la situation en conférant à ses émotions un sens nouveau au cours de la désensibilisation. La psychoéducation qui grâce à l’emploi de la métaphore permet d’appréhender les mécanismes archaïques de survie diffère de la simple interprétation. Plusieurs thèmes sont souvent abordés : la survie (métaphore de la louve), les renoncements nécessaires (métaphore de l’alpiniste), la victime (métaphore du garçon boucher), l’importance du sens (métaphore des casseurs de cailloux), la dualité parentale (filiation et éducation)… Troisième partie : Développement des plans de ciblages (6-8H) Nous partons des problèmes actuels qui n’ont qu’une valeur de symptôme. Ils permettent de définir un événement traumatique au travers d’une image, d’une Cognition Négative (CN) et Positive (CP). L’identification du souvenir source se fait par un questionnement direct et grâce au floatback et au pont d’affect systématiquement proposés. Nous travaillons ensuite sur tous les événements du passé qui sont associés (cibles associées) ainsi que sur les déclencheurs passés et présents. Nous terminons avec les scénarios du futur qui sont en fait le réel objectif des immersions. Ce sont eux qui témoignent de la phase du « reprocessing ». Nous cherchons systématiquement au minimum un plan de ciblage par registre : l’estime de soi/culpabilité, la sécurité et le libre choix, plus un plan de ciblage pour le deuil et la survie.

Quatrième partie : Développement de la stratégie de l’immersion (2H).

Le thérapeute prépare la stratégie à l’aide de la CE, des plans de ciblages et des traits de sensibilité personnelle. Les principaux traits de sensibilité personnelle retenus se manifestent quand :

  • Le patient apporte un symptôme bloquant présent souvent lié en apparence à la sécurité mais qui en fait se rapporte bien davantage à un problème archaïque de survie.
  • Il existe souvent une relation des registres par rapport au temps : l’atteinte de l’estime de soi fait plutôt partie du passé (l’enfant ne sait pas faire par manque de moyens, d’apprentissage), la sécurité se rapporte au présent (normalement un adulte assure sa sécurité) et la liberté de choisir est une perspective à venir (le patient pourra choisir dans le futur).
  • Il faut souvent tenir compte des conflits de loyauté parentale qui découlent de l’opposition entre les liens de la filiation et la toxicité destructrice d’une partie de l’éducation.
  • L’existence d’un système dominant de défense, le SDD a pour effet de réduire l’impact émotionnel actuel, les patients se présentant souvent comme inaffectifs.
  • De ce fait il en résulte une incapacité à faire des deuils, ce qui parasite la personnalité actuelle. Dans l’archaïsme, le deuil se définit par la fin d’une dynamique de fonctionnement élaborée avec un/des éléments de l’environnement écologique du patient tributaire du temps. Ceci comprends aussi bien la disparition d’un proche : c’est une ressource qui « s’arrête », qu’un renoncement nécessaire comme la fin de l’insouciance de l’enfant, de l’omnipotence (superman), ou la fin d’une aspiration comme le désir d’enfant, l’amour romantique, la bonne santé, l’enfance heureuse, la non violence. Le processus de deuil permet normalement une appropriation progressive et constructive qui rajoute des outils au patient et le valorise. Le deuil non fait se traduit alors comme sensation de perte d’une partie de soie vécue comme une mutilation, une porte qui se ferme et non comme une mue vers l’étapes suivante, une ouverture.

Principes de la stratégie Les principes de la stratégie sont par ordre de priorité de :

1- Rester dans la fenêtre de tolérance. Nous sommes donc souvent amenés lors du traitement du premier plan de ciblage à choisir une cible qui n’est pas la cible-source mais une cible associée. Cela permet au patient de vivre une première expérience de désensibilisation plutôt douce avec un effet rapide et concret. C’est une phase d’apprivoisement à l’EMDR. Ceci permet de revenir ensuite sur la cible-source (passé) et les déclencheurs (présent) avant de passer aux scénarios du futur (avenir) dans une translation très progressive et naturelle. Si l’affect est trop important, le protocole inversé est très utile pour rester dans la fenêtre de tolérance.

2- Traiter la cible-source en relation avec la survie.

3- Traiter la cible-source en relation avec le deuil.

4- Traiter une cible qui porte sur la toxicité éducationnelle au travers de la mère et du père.

5- Traiter chaque registre suivant l’ordre : culpabilité/estime de soi, sécurité, libre choix. On choisit la cible-source en fonction de la fenêtre de tolérance.

En moyenne nous retenons huit cibles à traiter avec deux séances par cible : la première comporte les phases 3 à 7, la deuxième la phase 8, la réévaluation qui est la plus importante dans l’immersion. En effet elle permet le reprocessing en agissant à quatre niveaux. Premièrement contrôler qu’il n’y a plus de perturbations reliées à la cible traitée. Deuxièmement contrôler que les évènements du passé restants lié à la cible-source ne sont plus perturbant. Troisièmement traiter les déclencheurs actuels. Enfin quatrièmement installer les scénarios du futur. Nous ciblons les évènements les plus anciens suivant le principe de la mémoire-source. L’intensité de la perturbation ne fait pas partie des critères de choix de la cible à cause de l’effet banalisant voir anesthésiant des SDD. Effectivement une cible peut paraître émotionnellement peu active et pourtant l’être tout particulièrement dans le Système Dominant de Défense. Le thérapeute propose ensuite la stratégie de l’immersion au patient qui peut y apporter les modifications qu’il ressent nécessaire. Il faut souligner là l’importance de la relation thérapeutique de confiance et de collaboration au traitement qui doit exister dans la cure. Cinquième partie : Désensibilisation et retraitement des cibles (20H). Il s’agit des phases 3 à 7 du protocole EMDR classique pour chaque cible. Nous attachons beaucoup d’importance aux cognitions négatives et positives qui sont respectivement notre point de départ et d’arrivée. Un des pièges du traitement des intoxications psychiques consiste à se disperser, il est donc essentiel que le thérapeute ramène le patient à la cible en cours de traitement. Les phases 3 à 7 ne sont en immersion que les étapes indispensables et nécessaires pour arriver à la phase 8 qui est la plus importante. En effet l’objectif du traitement de chaque cible c’est de supprimer les déclencheurs et de positiver les scénarios du futur. Pour vérifier les déclencheurs, nous utilisons souvent des scénarios catastrophes. Comme dans le protocole classique, aucune cible ne sera considérée comme complètement traitée tant qu’il restera un affect négatif au cours du travail sur les scénarios du futur.

DISCUSSION Le travail qui est présenté provient de recherches cliniques. La méthodologie a été affinée au cours de l’expérimentation et les premiers patients n’ont pu bénéficier d’un protocole aussi précis que celui qui est exposé ici. Nos erreurs du début nous ont permis de perfectionner les immersions. Nous disposons d’un recul de quatre ans maintenant avec les patients les plus anciens. Au premier janvier 2009, 31 patients sur 5 ans ont pu bénéficier d’une immersion. Nous avons profité de l’immersion pour mesurer l’impact de l’EMDR sur des cibles-sources avec un résultat très satisfaisant. Nous avons utilisé l’échelle PCL-S pour chaque cible source, puis nous avons fait une moyenne par patient. La moyenne des scores PCL-S passe de 70 en début d’immersion à 28 juste après l’immersion, puis à 26 après un contrôle trois mois plus tard et enfin à 29 un an après. Après de nombreuses réflexions entre collègues, nous n’avons finalement retenu qu’un seul critère d’évaluation des Immersions en EMDR. Il s’agit de la disparition complète des symptômes à trois jours, trois mois et un an. A trois jours nous avons 24 patients sur 31 qui présentent une disparition complète des symptômes. A trois mois nous en avons 23 patients sur 28 et à un an 20 sur 25. Soit respectivement 77,5% à 3 jours, 82% à 3 mois et 80% à 1 an de disparition complète des symptômes. Quatre des patients non répondeurs font partie des 10 premiers patients qui ont bénéficié de cette approche avec un protocole moins maîtrisé et moins précis. Au cours du premier chapitre de ce document, nous proposons des hypothèses de travail pour la recherche fondamentale afin d’affiner l’approche thérapeutique des intoxications psychiques et de mieux connaître le fonctionnement de l’archaïsme chez l’humain. Plusieurs notions nous semblent intéressantes comme la fenêtre de tolérance pour autoriser la modification (cicatrisation) des SDD au niveau du cortex limbique, hypothalamus amygdale et cervelet et le ratio sympathique/parasympathique nécessaire au fonctionnement du système de traitement adaptatif de l’information. Tout ce travail a été inspiré et guidé par Jacques Roques et par ses travaux. Il aborde la situation des empoisonnements psychiques depuis quelques années et c’est grâce à son travail, à ses ouvrages et à son aide que nous avons pu développer l’immersion en EMDR. Cette approche prolonge en fait ses recherches et nous espérons pouvoir la partager et la développer avec l’aval des thérapeutes confrontés quotidiennement à cette problématique.

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