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Suicides

Le suicide (du latin sui caedere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré d'en finir avec sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d’autolyse (destruction — suffixe -lyse — appliquée à soi-même — préfixe auto).

Comprendre et combattre le suicide

La psychiatrie, la psychologie, la sociologie, la philosophie, la théologie et le droit s'intéressent dans leurs domaines respectifs à la question du suicide. À côté de ces études théoriques, il existe des mesures pratiques pour la prévention du suicide et l'accompagnement de ceux qui commettent une tentative de suicide.

Causes du suicide

Malgré les efforts pour prévenir et traiter ces pathologies, le suicide demeure un problème majeur de santé publique. Le défi à propos du suicide est de mettre au point un modèle explicatif et prédictif, c‘est à dire qui repose sur une physiopathologie en grande partie à découvrir et qui intègre les facteurs de risque actuellement connus. Un suicide réussi est fréquemment précédé par un processus suicidaire qui devient manifeste à travers les propos du sujet et/ou ses tentatives de suicide. La capacité à répondre à l’adversité psychosociale et à la pathologie mentale par un comportement suicidaire traduit une prédisposition sous-jacente. La prévention du suicide pour être efficace doit prendre en compte cette prédisposition.

Le suicide peut être dû à des difficultés psychologiques, notamment dépression nerveuse. Les autres cas (suicide suite à un déshonneur par exemple) sont plus rares dans les cultures occidentales. On a observé des cas où un suicide s'accompagnait du meurtres d'autres personnes (souvent le compagnon, les enfants), on parle dans ces cas de suicide étendu ou élargi.

Facteurs de risque du suicide

Le suicide a en général des causes multiples. On peut classer les facteurs menant au suicide en trois catégories :

Les facteurs primaires

Les facteurs primaires sont des facteurs sur lesquels on peut agir, ils ont une valeur d'« alerte ». Ce sont les antécédents personnels (tentatives de suicide précédentes, troubles de l'humeur), les antécédents familiaux (si des proches se sont suicidés, cela peut prendre une valeur d'« exemple ») et les troubles psychiatriques avérés (schizophrénie, toxicomanie, alcoolisme, etc.). Conseiller à un dépressif de se débarasser des armes à feu qu'il possède chez lui fait statistiquement baisser ses réussites de suicide, car l'usage d'une arme à feu est simple et rapide, ce qui peut conduire au geste fatal pendant un court moment d'égarement.

Les facteurs secondaires

Les facteurs secondaires sont des facteurs sur lesquels on peut faiblement agir, et qui n'ont en soi qu'une faible valeur prédictive, sauf associés à des facteurs primaires. Il s'agit essentiellement de la situation sociale (isolement, solitude, chômage) et d'événements passés traumatisants (deuil, abus sexuels, séparation, maltraitance).

Les maladies chroniques sont peu suicidogènes, mise à part pour les personnes âgées.

Les facteurs tertiaires

Ce sont des facteurs sur lesquels on ne peut pas agir, et qui n'ont de valeur prédictive qu'en présence de facteurs primaires ou secondaires. C'est par exemple l'âge (la probabilité la plus forte est entre 35 et 54 ans, et au-delà de 70 ans) ou l'appartenance au sexe masculin (cf. la section Statistiques).

L'orientation sexuelle :

- Xavier Pommereau, psychiatre qui dirige un centre accueillant de jeunes suicidants, constate que parmi eux, 25% des garçons et 10% des filles parlent de leur homosexualité ;

- d'après Homosexualité et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion (H&O éditions, Paris, 2003), un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles ;

Ces dernières années des études nord américaines[2] ont apporté un élément nouveau : la bisexualité ou l'identification à une orientation homo/bisexuelle chez les jeunes hommes. Ainsi certains études dévoilent des taux de suicide entre 6 et 16 fois plus élevé que parmi les autres suicidants ;

Ces résultats viennent d’être confirmés en France par une étude[3] qui révèle qu’ils représentent un tiers des hommes tentant de se suicider.
La nature de l’orientation sexuelle ne constitue pas directement un facteur de suicide. Plusieurs travaux mettent en évidence des liens entre l’orientation sexuelle et la faible estime de soi (ou la dépression parfois considérée comme la dépréciation de soi) et amène à penser que l'homophobie est au cœur de ce processus car elle affecte le vécu de l’orientation homo/bisexuelle.

Il faut prendre ici l'homophobie dans son acception la plus large, incluant :

- l’homophobie latente, très répandue et largement sous estimée ;

- une société fortement hétérocentriste qui renvoie une image négative (voire l'absence d'image) de soi du fait d'un orientation sexuelle non conventionnelles et pour certains une impossibilité à la vivre ;

- ainsi que l’homophobie intériorisée, qui constitue une forme d’homophobie retournée contre soi, le suicide, meurtre de soi, étant l’étape ultime.

L'époque de l'année a également une influence. On remarque un pic de suicides durant les fêtes de Noël, à priori en raison d'un sentiment de solitude renforcé par la vue de retrouvailles familiales, un sentiment de tristesse renforcé par les manifestations (et les publicités) de joie.

Certaines études tentent d'établir une corrélation entre le nombre de suicides et la longueur des jours pendant la période hivernale, ce qui expliquerait que les suicides soient si fréquents dans les pays les plus au nord tels que le Canada ou les pays scandinaves.

Facteurs de protection

On note plusieurs facteurs de protection qui permettent de contrebalancer certains effets négatifs des facteurs de risque associés au suicide. Voici quelques exemples :

- Stratégies de gestion du stress adéquates

- Réseau social disponible et significatif

- Ouverture à recevoir de l'aide

- Estime de soi et confiance en soi élevées

- Support des enseignants et d'autres adultes en milieu scolaire

- Vision de l'école comme un lieu d'investissement

- Confiance en ses capacités à faire face aux obstacles de la vie

Prévention du suicide

Le suicide est généralement annoncé, beaucoup de suicidés essayent de prévenir leurs proches et laissent une lettre d'adieu afin d'expliquer leur geste. Ces pensées sont à prendre au sérieux et s'il y a un risque de tentative de suicide, il faut en parler avec la personne ouvertement afin de pouvoir l'éviter. L'évocation de la mort avec une personne, poser la question « avez-vous pensé à la mort ? » n'est pas suicidogène, mais permet au contraire de montrer que l'on comprend la souffrance. Lorsque l'on discute, il ne faut pas porter de jugement ; on peut tenter de lui faire se remémorer d'anciens problèmes et les stratégies qu'elle avait mises en en œuvre pour les résoudre.

Les personnes qui ont fait une tentative de suicide sont en général prises en charge en service de soins aigus à l'hôpital (suite à un empoisonnement ou à des blessures nécessitant souvent une réanimation). Une fois l'épisode critique surmonté et l'éloignement de tout danger vital, le patient est orienté vers un service de psychiatrie. L'hospitalisation est volontaire dans la grande majorité des cas, mais certaines dépressions sévères (mélancolie, dépression délirante) peuvent entraîner une hospitalisation à la demande d'un tiers, voire une hospitalisation d'office. Dans tous les cas, les sujets ayant fait une tentative de suicide doivent être évalués par un psychiatre, et souvent orientés vers une structure adaptée à la prise en charge d'une cause curable de suicide (dépression très souvent, mais aussi psychose, alcoolisme, etc.). Dans le cas d'un séjour en psychiatrie, il est proposé un suivi ultérieur en consultation psychiatrique (hospitalière ou avec un psychiatre libéral). Malgré ces efforts de prise en charge et la possibilité d'hospitalisation contre le gré du suicidant, en France, un quart des adolescents mineurs suicidants sortent de l'hôpital sans avoir eu de consultation psychiatrique.

Cette prise en charge des personnes qui tentent de se suicider est importante car les risques d'une nouvelle tentative sont grands (75 % dans les deux ans). Il est cependant aussi nécessaire de faire une prévention du suicide en amont. Cela passe par l'explication de ce qu'est la dépression. Il serait souhaitable que médecins (60 à 70 % des suicidants consultent un médecin dans le mois qui précède le passage à l'acte, dont 36 % dans la semaine qui précède), enseignants et de manière générale toute personne en contact avec des adolescents ou des personnes en détresse sociale soient formés, des campagnes publicitaires soient menées afin de sensibiliser l'ensemble de la population à ce problème et d'aider les personnes susceptibles de se suicider à abandonner cette idée en leur ouvrant la voie à d'autres alternatives.

L'idéal serait de convaincre la personne de consulter un médecin ou de contacter une association spécialisée. Si l'on sent que le passage à l'acte est imminent, il faut prévenir les secours (en priorité la régulation médicale, le « 15 » en France, le «112» en Europe pour les urgences diverses )).

Cependant, l'écoute dans le but de faire exprimer à la personne ses difficultés ne constitue
qu'un premier stade de la prévention.

Tentatives de suicide

Un acte de suicide qui ne se termine pas par la mort de la personne est appelé « tentative de suicide ». Les tentatives de suicide sont beaucoup plus nombreuses que les suicides. Elles concernent davantage les femmes que les hommes et une tranche d'âge plus jeune : les moins de 35 ans. Dans les tentatives de suicide, on retrouve surtout des filles d’environ 15-16 ans qui vivent des problèmes psychosociaux depuis un certain temps et elles présentent une détresse apparente. Elles ne cherchent pas à mourir, mais plutôt à modifier leur milieu socio-affectif. C’est pour cette raison qu’elles choisissent généralement des moyens non-violents, comme l’« overdose » lorsqu’elles passent à l’acte. Les personnes qui tentent de se suicider ne sont généralement pas atteintes de maladies physiques graves ou de graves dépressions même si les facteurs psychologiques y sont particulièrement importants.

Les problèmes sociaux sont les causes les plus fréquentes : conflit avec la famille, enfance difficile, problème avec l'alcool, comportement violent. Les personnes devant faire face à ce type de problèmes deviennent anxieuses et déprimées et en réaction à une nouvelle situation de crise particulière, elles craquent et tentent de se suicider. Les motivations sont assez complexes, un désir de soulager une souffrance émotionnelle trop forte, le besoin de communiquer ses sentiments. Les tentatives de suicide peuvent aussi résulter d'un conflit interne entre le désir d'en finir avec la vie et celui de continuer à vivre.

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