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Les Secrets de l'attraction

Psychopathie - Mécanismes de Défenses du psychopathe

Les théories cliniciennes psychanalytiques ont tenté de décrire la personalité psychopathique à partir des mécanismes de défense du Moi que ces psychopathes expriment. Selon ces théories, les psychopathes utilisent 3 principaux mécanismes : la tromperie, le déni et l'imitation.

1. La tromperie

La tromperie est omniprésente dans le processus psychopathique. C’est un état nécessaire à l’accompagnement de l’acte manipulateur, car on peut ne pas ressentir l’affect désiré de jouissance dédaigneuse, tant que la tromperie n’a pas établi, dans un objet externe le terrain propice à l’humiliation et à la dévalorisation. Autrement dit, l’acte conscient de duper prépare l’objet réel à recevoir et contenir la matière psychique expulsée qui menace, si elle n’est pas projetée de dévaloriser le soi grandiose. Ce processus continu de tromperie qui vise à faciliter le cycle de purge inconscient est intrinsèque au psychopathe. Il n’a pratiquement pas de relation avec les facteurs situationnels et reparaît quel que soit le degré d’efficacité thérapeutique ou de contrôle rassurant de l’environnement. Dans un sens, c’est une compulsion que le psychopathe ne peut vaincre activement qu’au risque de développer des symptômes d’angoisse et d’hypochondrie. Il convient de distinguer ces comportements endogènes de la tromperie exogène. Ces deux types de tromperie relèvent des comportements conscients mais le psychopathe choisit plus volontiers le second qui est lié à des facteurs situationnels lorsqu’il désire améliorer les circonstances.

La tromperie du processus psychopathique est caractérisée par son intentionnalité et son orientation vers un but ainsi que par la facilité avec laquelle peuvent être changés aussi bien son contenu logique que son but, selon les besoins. Le contenu logique correspond aux fausses informations et aux rationalisations que le psychopathe utilise pour consommer l’acte de duperie ; toutefois, au plan clinique, l’acte lui-même peut paraître très illogique mais seulement par rapport à la motivation, non au contenu. La motivation est particulièrement déconcertante dans la tromperie endogène quand le psychopathe semble avoir tout ce qu’il désire et pourtant continue de manière entièrement prévisible à enclencher le cycle manipulateur. Ici la logique de la motivation ne peut être comprise qui si on tient compte de la dynamique inconsciente. La logique dans la tromperie exogène aussi bien comme motivation que comme contenu, et beaucoup plus facilement compréhensible.

La cible de la tromperie peut être un objet animé ou inanimé ; mais dans les deux cas, il appartient au sujet en tant qu’extension, à un niveau conceptuel de la structure grandiose du soi, et il est dépouillé de tous ses attributs à l’exception de ceux qui facilitent l’installation du cycle projection introjection. Une perte de netteté perceptive associée à la fusion conceptuelle des représentations du soi et de l’objet rendrait l’individu psychotique. Cela est pathognomonique aussi bien d’un trouble du caractère psychopathique que d’un trouble psychotique.

2. Le déni

Le déni est un processus inconscient. Il n’est pas choisi consciemment ou utilisé délibérément par le psychopathe et il est un construit théoriquement déterministe plutôt qu’un produit du libre arbitre. Freud parle de déni dans les neuropsychoses de défense (1894) comme défense dans les psychoses, comme différent de la négation (1925) et comme d’un mécanisme spécifique dans le clivage du Moi. Il a souligné dans tous ses écrits que le déni était une défense érigée contre des sources externes objectives d’angoisse et de déplaisir.

Anna Freud en 1936 spécifia que le déni passait par le fantasme comme par la parole et l’action. Elle souligna l’existence d’une incompatibilité entre le déni et l’épreuve de réalité dans le développement de l’enfant car le déni par la parole et l’action signifiait un renversement de situations réelles. De tels renversements ne pourraient pas exister sans un trouble de l’épreuve de réalité. Autrement dit, la capacité de faire l’épreuve de la réalité est incompatible avec le maintien du déni, une position adoptée également par Freud. Elle décrivit une autre caractéristique du déni significative pour la pathologie psychopathique :

« La méthode du déni par la parole et par l’acte est soumise à une seconde restriction qui ne s’applique pas au déni par le fantasme. Un enfant est souverain dans ses fantasmes. Tant qu’il n’en parle à personne, il n’y a pas de raison d‘intervenir. D’un autre coté la dramatisation des fantasmes par la parole et par l’acte exige une scène dans le monde externe. Ainsi l’utilisation de ce mécanisme est conditionnée à l’extérieur par la mesure dans laquelle les personnes de l’entourage se laissent entraîner dans la dramatisation, tout comme elle est conditionnée à l’intérieur par le degré de compatibilité avec la fonction de l’épreuve de réalité. » Anna Freud.

Le processus psychopathique induit une expression alloplastique du déni par le mot et l’acte.

Frosch en 1983 a également constaté que le déni chez le psychotique était beaucoup plus concret que chez le névrotique. Le déni sert à l’autoconservation et à la restitution, et s’installe simultanément à une perte massive de l’épreuve de réalité.

Au niveau psychotique, le déni s’exprimerait par les symptômes syncrétiques infantiles de délire et d’hallucinations. Cette dernière expression symptomatique des phénomes psychotiques comprend de manière implicite le désaveu qui pose que les symptômes psychotiques n’existent pas vraiment dans la réalité externe.

3. L’imitation

Le psychopathe est un imposteur, coupé de toute identification profonde et durable avec autrui, et s’identifiant sur un mode primitif dans le meilleur des cas uniquement à l’objet soi étranger du parent narcissique et agressif, son comportement ultérieur à l’age adulte impliquera une grande part d’imitation consciente et de simulation inconsciente des pensées, des affects et des activités des autres.

Le psychopathe n’est pas conscient de ce faux soi. Il ne se contente pas de jouer ce rôle tout en respectant les limites de son personnage mais il le vit oubliant parfois les tromperies affichées par son comportement. Le psychopathe utilise largement ces processus de pseudo identification.

Mots-clés : déni, imitation, mécanismes de défense, psychopathe, psychopathie, tromperie

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