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Kleptomanie : un besoin compulsif de voler

Plus fréquente qu’on ne le pense, la kleptomanie se traduit par une envie incontrôlable de voler des objets, le plus souvent sans valeur.

Ce type de vol n’est pas commis dans le but de percevoir un objet convoité mais plutôt pour répondre à un besoin compulsif. Il ne faut donc pas confondre un kleptomane avec un simple voleur. Il s’agit là d’un trouble du contrôle des impulsions.

Kleptomanie : un besoin compulsif de voler

La kleptomanie est réellement connue depuis le XIXème siècle. Si on estime que seulement 5% des voleurs souffrent de ce trouble, la plupart des kleptomanes serait des femmes, dont la vie sociale, privée et professionnelle en serait souvent fortement perturbée.

D’où vient cette envie de subtiliser si souvent des objets sans valeur ? Quelles en sont les causes ? Comment traiter la kleptomanie ?

Kleptomanie, des signes annonciateurs évidents

Caractérisée par une impulsion maladive consciente ou inconsciente, la kleptomanie pousse certains individus à subtiliser des objets mais en sans aucune préparation.

Les principaux symptômes de la kleptomanie sont énoncés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM-IV) et répondent à 5 critères précis :

• Un besoin incontrôlable et répété de voler
• Un taux d’adrénaline fortement en hausse au moment de commettre le vol
• Un sentiment de jouissante et de jubilation une fois le vol accompli
• Le vol n’a aucun mobile précis (se venger) et n’est pas lié à des idées délirantes ou à des hallucinations
• L’objectif n’est pas de se servir des objets volés ou de les revendre pour bénéficier de leur valeur commerciale

La plupart du temps, il s’agit d’objets futiles voire inutiles pour le kleptomane comme des briquets, du maquillage, des bibelots etc. Il ne s’en sert d’ailleurs quasiment jamais, les garde, les donne ou bien les jette. Parfois même, il peut arriver au kleptomane de vouloir rendre les objets subtilisés à leur propriétaire.

Car l’objet volé n’est pas une fin en soi. Ce qui compte pour le kleptomane, c’est le fait de voler et le plaisir que cela lui procure. Telle une addiction, la kleptomanie entraîne une sorte de dépendance : voler devient alors un besoin compulsif qu’il faut satisfaire à tout prix.

Certains kleptomanes ressentent même un fort sentiment de culpabilité, les entraînant inconsciemment à se faire arrêter.
Autre fait important : le kleptomane ne prémédite jamais ses vols, tout est fait de façon impulsive, seul et de préférence à l’écart du monde.

Les phases de kleptomanie peuvent se dérouler en brefs épisodes entrecoupés de périodes de rémission, ou alors d’épisodes plus longs avec de longues périodes de rémission. Et bien souvent, les kleptomanes ayant été arrêtés ne parviennent pas pour autant à se contrôler.

La kleptomanie est souvent difficile à vivre pour la personne qui en souffre. Consciente de mal agir, elle peut alors devenir dépressive ou souffrir de troubles du comportement alimentaire voire à abuser de drogues ou d’alcool.

Traiter la kleptomanie, pas une mince affaire

De rares études montrent que les kleptomanes sont en majorité des femmes, âgées de 35 ans environ et débutant leurs vols dès l’âge de 20 ans.

Quelles sont les causes de la kleptomanie ?

Elles sont encore mal connues à ce jour, même si certains liens auraient été établis avec un manque de sérotonine (un neurotransmetteur).

Certains psychologues traduisent ces vols répétés par un besoin de pallier à un manque ou une insatisfaction pesante (sexuelle par exemple) pour trouver ainsi une sorte de consolation. D’autres pensent que la kleptomanie permettrait de pallier à un sentiment d’abandon durant l’enfance. Le stress peut aussi accentuer les troubles de l’humeur et entraîner un épisode de kleptomanie.

Pour traiter la kleptomanie, rien de tel que de se faire prendre !

Ce n’est qu’à cette condition que le kleptomane prend réellement conscience de la gravité de son état et accepte d’être soigné.

Concernant le traitement, la thérapie comportementale et cognitive (TCC) s’avère être la seule solution, accompagnée d’antidépresseurs.
Dans certains cas, une sexothérapie peut être conseillée ou alors soigner le mal par le mal, c'est-à-dire de ne plus pénétrer dans un magasin durant longtemps de façon à ne plus être confronté à la tentation.
Ce sera au psychiatre en charge du patient de décider du traitement adéquat.

La kleptomanie est un trouble compulsif de plus en plus fréquent, contrairement aux idées reçues. Détecté tôt, elle est facilement prise en charge.

Reste au kleptomane à accepter l’aide de spécialistes et à assumer sa maladie pour mieux la traiter.

Emilie Lefèvre

Validation Dr Fabrice Kuhn

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