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Les Secrets de l'attraction

les troubles bipolaires


Définition et fréquence

En France, plus de 1 600 000 personnes seraient atteintes de trouble bipolaire. Ce terme désigne des troubles de l'humeur caractérisés par la survenue de deux accès au cours desquels l'humeur et l'activité sont considérablement perturbées :

  • soit dans le sens d'une exaltation de l'humeur, d'une augmentation de l'énergie et de l'activité : il s'agit alors d'un accès maniaque ;

  • soit dans le sens d'un abaissement de l'humeur avec réduction de l'énergie et de l'activité : il s'agit là d'un épisode dépressif.

Les troubles bipolaires peuvent survenir à tout âge et alternent généralement accès maniaque, période saine et épisode dépressif à un rythme plus ou moins rapide.

Mais l'épisode dépressif peut précéder l'accès maniaque et la succession d’accès maniaques rester la seule manifestation des troubles bipolaires. La succession d'états dépressifs seuls est théoriquement classée dans les troubles unipolaires et non pas dans les troubles bipolaires.

On distingue les troubles bipolaires de type I et de type II. Les premiers correspondent à l'ancienne dénomination de psychose maniaco-dépressive et associent des épisodes dépressifs et maniaques. Ils toucheraient environ 1% de la population. Dans les troubles bipolaires de type II, les épisodes dépressifs sont entrecoupés de périodes d'hypomanie. Leur prévalence apparaît beaucoup plus élevée, frappant de 7 à 9% de la population.

L'accès maniaque

Le terme maniaque employé dans le cadre des troubles bipolaires n'a rien à voir avec le terme habituellement employé dans le langage populaire qui désigne, lui, des manies, des tics...

Le plus souvent, l'accès maniaque survient brusquement. Parfois, un choc affectif, une maladie, peuvent aider à déclencher son apparition. L'insomnie et l'excitation sont très importantes au début de l'accès. La personne surprend son entourage par son agitation, sa jovialité soudaine ou encore ses dépenses inconsidérées.

En quelques jours, les troubles s'accentuent :

  • la confiance en soi est exagérée ;

  • l'hyperactivité est nette, avec gesticulation, insomnie, entreprise de nombreuses tâches sans les mener à bien ;

  • l'humeur est expansive. Ce qui passe au début pour de la jovialité se transforme en de la familiarité, voire de la grossièreté. La personne malade devient séductrice, théâtralise ses attitudes;

  • la fuite des idées avec passage du coq à l'âne rend impossible toute discussion suivie ;

  • l'insomnie existe quasiment toujours sans être accompagnée de sensation de fatigue.

Parfois les accès sont moins marqués et seuls existent une hyperactivité physique et intellectuelle et des troubles du sommeil : c'est un accès hypomaniaque. Le diagnostic d'hypomanie est difficile car souvent considérée par le patient et son entourage comme son état « normal ». En fait, la grande différence entre l’état du sujet quand il est déprimé et quand il s’estime « normal » est très importante et doit attirer l’attention.

L'épisode dépressif

L'épisode dépressif peut se manifester brutalement mais, en règle générale, cette dépression est marquée par le développement progressif en quelques jours voire quelques semaines :

  • d'une tristesse inexpliquée avec remords, sensation d'abandon et de désespoir ;

  • d'un ralentissement intellectuel ;

  • d'une grande fatigue ;

  • d'un désintérêt, voire d'un dégoût de la vie ;

  • d'une insomnie ;

  • d'un refus de manger avec amaigrissement.

Au fil du temps apparaissent une perte de confiance en soi avec sentiments de dévalorisation et de culpabilité et des idées suicidaires qui peuvent être exprimées ou non dévoilées.

Les troubles bipolaires sont souvent associés à d'autres troubles et en particulier à des addictions. L'alcoolisme secondaire est ainsi très fréquent chez les sujets bipolaires, ce qui aggrave leur dépression.

Que faire devant des troubles bipolaires?

Des mesures à prendre

La survenue d'un accès maniaque est extrêmement déroutante pour l'entourage qui se laisse facilement abuser, surtout s'il s'agit du premier accès, par la jovialité de la personne atteinte.

Le premier accès maniaque impose généralement une hospitalisation en milieu psychiatrique qui permet la mise en place d'un traitement adéquat qui évitera dans un bon nombre de cas de futures hospitalisations.

Cette hospitalisation est pratiquement toujours refusée par le malade. La famille et le médecin doivent alors user d'arguments pour convaincre un individu qui n'a pas conscience de sa maladie. C'est pourquoi le plus souvent elle est réalisée sur la demande de la famille.

En cas de dépression majeure, et étant donné l'ombre du risque suicidaire qui s'y associe, l'hospitalisation s'impose. Parfois le malade accepte de son plein gré l'hospitalisation tant il veut en finir avec cette douleur morale. Parfois c'est l'entourage qui décide pour lui.

Quelques conseils à l'entourage

  • Ne jamais espérer que les troubles s'atténueront d'eux-mêmes, même si c'est possible parfois à long terme.Penser aux conséquences financières, professionnelles, voire médico-légales parfois dramatiques de l'accès maniaque et au suicide fréquent chez la personne déprimée.

  • Ne pas sous-estimer la souffrance morale de la personne déprimée. Elle est intense. Voire intolérable.

  • Décider avec le médecin de l'hospitalisation.

  • Veiller à ce que le malade soit suivi régulièrement par le spécialiste et à ce qu'il prenne son traitement.

  • Prendre des mesures de protection des biens, lesquelles sont d'emblée nécessaires en cas de dépenses inconsidérées (sauvegarde de justice, tutelle, curatelle).

  • Ne pas hésiter à prendre contact avec des associations regroupant des familles de malades

Les causes

C’est une maladie d’origine complexe qui associe des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux.

La mise en évidence de facteurs génétiques est connue depuis longtemps. En effet, il existe une augmentation du risque de présenter la maladie chez les apparentés de premier degré (10%) en comparaison à la fréquence dans la population générale (1%) (2). En outre, chez les jumeaux monozygotes (100% des gènes en commun) les deux jumeaux seront atteints dans 65% des cas, contre seulement 20% chez les jumeaux dizygotes (2). Aujourd’hui aucun gène majeur n'a été trouvé mais des pistes existent sur les gènes incriminés.

De nombreux facteurs psycho-environnementaux peuvent se greffer sur ce terrain génétique et sont susceptibles de précipiter la survenue d'accès de l’humeur (maniaque ou dépressif) ou le déclenchement de la maladie. De nombreux facteurs de stress peuvent également être responsables du déclenchement des épisodes.

Evolution de la maladie

Dans la majorité des cas, lorsque le traitement préventif des rechutes est correctement suivi, le retentissement de la maladie est minime. Mais certains facteurs peuvent venir aggraver le pronostic comme les problèmes liés à l'alcool, les toxicomanies ou encore les troubles anxieux.

Le risque majeur encouru par les patients bipolaires est le suicide. Une analyse regroupant plusieurs études et concernant plus de 9000 patients a montré que 19 % des sujets maniaco-dépressifs non traités décédaient par suicide. Réciproquement, 40 à 60% des suicidants souffriraient de troubles de l’humeur unipolaire et bipolaire confondus

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