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Les Secrets de l'attraction

Les principaux troubles psychiques

La santé mentale est définie par l’Organisation mondiale de la santé comme « un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté ». Un trouble psychique est une perturbation de la santé mentale.

La notion de trouble psychique est large, et elle renvoie à des affections de nature différente : anxiété, phobie, dépression, addictions, etc. Par ailleurs, les troubles psychiques peuvent varier en intensité et en durée. Les troubles décrits ici le sont selon les critères de la classification internationale des maladies de l'OMS (CIM-10).

Anxiété et phobies

L’anxiété est un état mental de trouble et d’agitation avec un sentiment d’insécurité indéfinissable, une peur sans objet. Quant à la phobie, c’est une peur irrationnelle spécifique, déclenchée par un objet ou une situation n’ayant pas en eux-mêmes de caractère dangereux. On estime que 12 % des Français ont souffert de troubles anxieux au cours de leur vie (source Ministère de la Santé).

Les troubles anxieux

Letrouble anxieux généralisé est un état d’anxiété permanente ou de soucis excessifs, durant au moins six mois. Cette anxiété n’est pas liée à un objet ou à une situation précise : c’est une inquiétude excessive de tous les moments de la vie quotidienne (vie professionnelle, familiale, affective, sociale). La personne éprouve des difficultés à contrôler cette inquiétude et une détresse importante. Cette anxiété généralisée a un fort retentissement sur la vie de la personne. Elle s’accompagne souvent d’un état dépressif.

L’attaque de panique est la survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de mort, de catastrophe imminente, ou de perte de contrôle de soi. Cette peur intense apparaît dans des circonstances n’impliquant pas un risque vital pour la personne. Une attaque de panique dure environ trente minutes. L’évolution de l’attaque de panique dépend de la cause et du contexte.

Le trouble panique est la répétition d’attaques de panique de survenue spontanée, inattendue. Elle s’accompagne de la peur d’avoir peur.

Les phobies

Les phobies sont très fréquentes dans la vie psychique normale. Elles deviennent pathologiques par leur intensité et leur retentissement sur la vie de la personne. Les phobies s’accompagnent soit de conduites d’évitement de l’objet ou de la situation, soit de conduites qui rassurent (conduites « contraphobiques »). La personne a conscience du caractère absurde de sa peur.

Les phobies spécifiques sont très variées. Elles se définissent par la peur irraisonnée et intense d’animaux (souris, araignée), d’objets (couteaux, ciseaux, plumes, sang), des hauteurs (vide), des transports (avion, train, voiture), des lieux clos (claustrophobie), de l’eau, du noir, etc.

L’agoraphobie est une peur irraisonnée et intense des espaces découverts et de la foule, ou de toute situation dont on ne peut s’échapper facilement (être seul loin de son domicile, être sur un pont…).

Les phobies sociales renvoient à une peur irraisonnée et intense des situations où l’on est exposé au regard d’autrui. Par exemple : peur de rougir, peur de trembler, de parler, de paraître, de manger ou de vomir en public, peur des examens, etc.

La dysmorphophobie est une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l’apparence physique. Si un défaut physique est visible, la préoccupation est manifestement démesurée. Les gens qui en souffrent peuvent passer un temps considérable à examiner leur « défaut ».

Le trouble obsessionnel compulsif (Toc)

Le trouble obsessionnel compulsif toucherait environ 2 % de la population adulte. Il s’accompagne souvent de peurs particulières qui envahissent la pensée en permanence et deviennent des craintes obsédantes. Ces craintes ont souvent un contenu agressif, pour soi ou pour autrui ; la personne lutte anxieusement pour les neutraliser. Par exemple, les compulsions sont des actes qui s’imposent à la personne de façon permanente, incontrôlable, obligatoire et répétitive. Ils ont un caractère magique et conjuratoire, absurde : compulsion à compter, suites de mots, rituels de vérification, de lavage, etc. Souvent l’entourage doit y participer pour garantir leur exécution et leur efficacité.

Pour en savoir plus sur les anxiétés et les phobies, consultez la plaquette du psycom75 Anxiété et phobies

Les troubles dépressifs

« La dépression se manifeste par une tristesse de l’humeur, une perte d’intérêt pour toute activité et une baisse de l’énergie. Les autres symptômes sont une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi, une culpabilité injustifiée, des idées de mort et de suicide, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et une perte d’appétit. La dépression peut aussi s’accompagner de symptômes somatiques. » (Organisation mondiale de la Santé, 2001).

Ces troubles ont des conséquences sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale.

À la différence du « coup de blues » ou de la « déprime », dans la dépression l’humeur et le mal-être varient peu d’un jour à l’autre ou selon les événements de vie.

Selon les dernières enquêtes réalisées en France, environ 8 % des 18-75 ans souffrent d’épisodes dépressifs. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Le risque suicidaire est fortement associé aux troubles dépressifs : il est dix fois plus élevé chez les patients déprimés que dans la population générale (Ministère de la Santé).

Les symptômes de la dépression

La dépression se définit par un certain nombre de symptômes parmi les suivants. Ils doivent être présents toute la journée et presque tous les jours, durant au moins deux semaines et ne pas être influencés par les circonstances :

  • Humeur dépressive, tristesse (symptôme majeur)
  • Perte d’intérêt (symptôme majeur)
  • Fatigue ou perte d’énergie (symptôme majeur)
  • Trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids)
  • Troubles du sommeil (perte ou augmentation)
  • Ralentissement ou agitation psychomotrice
  • Sentiment d’infériorité, perte de l’estime de soi
  • Sentiment de culpabilité inappropriée
  • Difficultés de concentration
  • Idées noires, pensées de mort, comportement suicidaire

L’épisode dépressif léger

Il comprend au moins un ou deux des symptômes décrits plus haut. A cela s’ajoutent deux des trois symptômes suivants, présents pratiquement toute la journée et presque tous les jours, non influencés par les circonstances et durant au moins deux semaines :

  • humeur dépressive à un degré nettement anormal pour la personne ;
  • perte de l’intérêt et du plaisir pour des activités habituellement agréables ;
  • réduction de l’énergie ou augmentation de la fatigabilité.

Aucun des symptômes n’est sévère. Ce type d’épisode peut s’accompagner de détresse et de difficultés pour mener à bien les activités sociales et professionnelles.

L’épisode dépressif moyen

Il comprend au moins six symptômes dépressifs listés plus haut, dans « les symptômes de la dépression ». En général, plusieurs de ces symptômes ont une intensité sévère et la personne a des difficultés importantes pour mener à bien ses activités professionnelles, sociales ou familiales.

L’épisode dépressif sévère

Il comprend au moins huit symptômes dépressifs. La personne est le plus souvent incapable de poursuivre l’ensemble de ses activités habituelles. Il peut être associé ou non à des symptômes psychotiques, comme des idées délirantes d’indignité, de maladie physique ou de désastre imminent, des hallucinations auditives de dérision ou de condamnation, au maximum une stupeur dépressive. Les caractéristiques psychotiques augmentent le risque suicidaire et le risque de récidives dépressives.

Les dépressions dites secondaires

Certaines dépressions sont dites secondaires car résultant d’une autre affection. Par exemple, le risque de dépression est augmenté par certains facteurs de risque cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie ou le diabète. Il existe aussi des dépressions révélatrices d’une affection d’une autre nature, comme une maladie de Parkinson ou une affection endocrinienne.

Voir également l'article "les troubles bipolaires".

Pour en savoir plus sur la dépression, consultez la plaquette du Psycom75, Les troubles dépressifs.

Les troubles addictifs

Les troubles addictifs regroupent l’alcoolisme, les toxicomanies, le tabagisme et les addictions comportementales (par exemple la dépendance au jeu).

La majorité des troubles addictifs, comme l’alcoolisme ou la toxicomanie, sont liés à l’usage de substances psycho-actives (c’est-à-dire qui ont une action sur le cerveau) à risque de dépendance. Ces dernières agissent sur le circuit de récompense du cerveau en sollicitant anormalement ce circuit naturel, et entraînent la possibilité de son déséquilibre permanent. Plus on consomme un produit à des doses toxiques, plus on en subit les conséquences. À l’inverse, moins on consomme un produit, ou si on le consomme à des doses non toxiques, moins on en subit les conséquences.

La consommation de substances psycho-actives est responsable en France de plus de 100 000 décès évitables par accidents et par maladies, dont près de 40 000 par cancers. Les conduites addictives interviennent ainsi dans environ 30 % de la mortalité prématurée (soit avant 65 ans). (source ministère de la Santé).

Qu’est-ce que l’addiction ?

L’addiction est un « ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques, survenant à la suite d’une consommation répétée d’une substance psychoactive, associés à un désir puissant de prendre la substance, une difficulté à contrôler la consommation, une poursuite de la consommation malgré les conséquences nocives, un désinvestissement progressif des autres activités et obligations au profit de cette substance, une tolérance accrue et parfois un syndrome de sevrage physique ». Elle est variable selon les substances.

L’addiction aux substances illicites

Toutes les drogues illicites peuvent créer une dépendance, mais celle-ci est de nature variable selon les produits. On distingue ainsi les psychostimulants, qui augmentent la vigilance et diminuent la sensation de fatigue (cocaïne, amphétamines), des opiacés (morphine, héroïne), qui ont un effet d’endormissement. Certaines substances vont créer une forte dépendance psychologique sans qu’il y ait de dépendance physique – c’est le cas de la cocaïne par exemple – tandis que d’autres provoqueront une dépendance psychologique et physique à la fois (héroïne).

Les risques entraînés par la consommation de drogues sont variables selon les substances : crises de panique (Ecstasy), crises d’angoisse (cannabis), surdose et coma (héroïne), hypertension artérielle (cocaïne), etc.

Les addictions aux médicaments psychotropes

La consommation française de psychotropes figure parmi les plus importantes au monde. Les tranquillisants et les somnifères entraînent deux types de dépendance. La dépendance à faible dose est celle des personnes qui ont commencé par un « petit » tranquillisant ou un « petit » somnifère et qui, au bout de plusieurs années, n’arrivent plus à s’en passer. Il n’y a pas d’augmentation spectaculaire des doses, ni d’ivresse. La dépendance à forte dose s’installe lorsque ces médicaments sont utilisés comme calmants ou comme enivrants.

Les addictions à l’alcool

L’alcool est, de loin, la substance psychoactive la plus consommée en France. Il y a plus de 4 millions de consommateurs à problème ou à risque de dépendance.

Un usage nocif peut entraîner cancers, maladies du foie et du pancréas, troubles cardio-vasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement). L’alcool serait directement responsable de 23 000 décès par an, surtout chez les hommes (20 % des 45-55 ans), sans compter les décès par accident de la route sous l’emprise d’alcool (28,6% des décès).

L’addiction au tabac

Il existe en France 13 millions de fumeurs dépendants. Même si la dépendance physique ne touche que 20 à 30 % des fumeurs, la dépendance psychologique ou « comportementale » est très importante. En 2000, le nombre annuel de décès attribués au tabagisme a été estimé en France à 60 600 (cancers, pathologies des voies respiratoires, maladies cardiovasculaires, avortements spontanés). Le tabac est la substance psychoactive qui entraîne le plus de décès.

L’addiction aux jeux

La dépendance aux jeux d’argent et de hasard est la principale addiction « sans drogue ». Elle est responsable de surendettement, de dépressions, voire d’actes de délinquance.

Pour en savoir plus sur les addictions, consultez :
- notre dossier sur les addictions dans la rubrique « la santé en clics ».
- la brochure du Psycom 75, Les troubles addictifs.

Les troubles des comportements alimentaires

L’alimentation est une fonction vitale qui apporte les éléments nutritionnels indispensables, en quantité et en qualité, à une bonne santé. Cette dernière est physique mais aussi psychologique, affective et sociale. Il y a donc un équilibre à trouver entre des exigences personnelles, culturelles et métaboliques. Si le taux d’incidence de l’anorexie mentale de l’adolescent et du jeune adulte reste stable, on constate une augmentation des conduites anorexiques chez l’enfant, parallèlement à des pratiques alimentaires chaotiques et une montée de l’obésité. Les troubles des comportements alimentaires sont fortement liés à l’adolescence.

L’anorexie mentale

L’anorexie mentale est une perturbation de la relation à l’alimentation, qui survient habituellement chez une adolescente ou une jeune femme, mais peut aussi survenir chez un adolescent ou un jeune homme (environ 1 garçon pour 10 filles), ou chez un enfant proche de la puberté. Elle est peu fréquente: 1 à 2 femmes pour mille en souffrent en France.

Les symptômes sont les suivants :

  • Perte de poids intentionnelle, induite et maintenue par le patient, associée à la peur de grossir et d’avoir un corps flasque.
  • Maintien d’un poids faible, en dessous des normes pour l’âge et la taille.
  • Dénutrition de gravité variable, s’accompagnant de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires et de perturbations des fonctions physiologiques, notamment arrêt des règles (aménorrhée).
  • Restriction des choix alimentaires.
  • Pratique excessive d’exercices physiques.
  • Vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, coupe-faims et diurétiques.

L’anorexie peut apparaître seule ou accompagnée d’épisodes de boulimie, associés à une sensation de perte de contrôle, de profond sentiment de culpabilité, de dépression et d’angoisse, suivis d’une purge des calories absorbées (vomissements, abus de laxatifs et de diurétiques).

La boulimie

Elle est fréquente dans les pays les plus développés. 1,5 % de la population féminine en souffrirait. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la boulimie est un syndrome caractérisé par :

  • des accès répétés d’absorption de grandes quantités de nourriture en peu de temps (hyperphagie) ;
  • une préoccupation excessive du contrôle du poids corporel, conduisant à une alternance d’hyperphagie et de vomissements ou d’utilisation de laxatifs.

Ce trouble comporte de nombreuses caractéristiques de l’anorexie mentale, par exemple une préoccupation excessive pour les formes corporelles et le poids. Les vomissements répétés peuvent provoquer des troubles physiques : inflammation des gencives, endommagement des dents, etc., voire rupture de l’estomac ou perforation de l’œsophage dans les cas les plus graves. Les personnes boulimiques ont souvent connu un épisode d’anorexie mentale, survenu quelques mois ou plusieurs années plus tôt.

Les troubles bipolaires

Les troubles bipolaires, anciennement appelés psychose maniaco-dépressive, sont des pathologies caractérisées par des mouvements de l’humeur, qui oscille entre dépression et accès maniaques. On estime que 1 % de la population générale souffre de troubles bipolaires (source Haute autorité de Santé).

On distingue en général trois types de troubles bipolaires : le trouble bipolaire de type 1, de type 2 et le trouble bipolaire non spécifié. Ces trois types de troubles se différencient par la fréquence et l’intensité des épisodes maniaques dont souffre la personne bipolaire, mais dans tous les troubles bipolaires, il y a une alternance d’épisodes dépressifs sévères et d’épisodes maniaques.

Un épisode maniaque se définit par au moins trois des symptômes suivants, pendant au moins une semaine :

  • augmentation de l’estime de soi ou idées de grandeur ;
  • réduction du besoin de sommeil ;
  • désir de parler constamment ou augmentation de la communicabilité ;
  • fuite des idées ou sensation subjective que les pensées défilent ;
  • distractibilité ;
  • augmentation de l’activité ou agitation psychomotrice ;
  • engagement excessif dans des activités agréables mais qui peuvent avoir des conséquences dommageables (achats inconsidérés, prise de risques lors de relations sexuelles, etc.).

Lors d’un épisode maniaque, la perturbation de l’humeur est suffisamment importante pour entraîner des difficultés dans la vie professionnelle, sociale et affective. Les troubles bipolaires sont reconnus comme une affection de longue durée.

La schizophrénie

La schizophrénie est une affection qui touche environ 1 % de la population (source Haute autorité de Santé). C’est une maladie en général sévère, qui évolue souvent sur une longue durée. La schizophrénie est reconnue comme une affection de longue durée.

Les symptômes de la schizophrénie sont variables. Parmi les principales manifestations de la schizophrénie, dans sa forme typique, on note :

  • syndrome dissociatif : pensée désorganisée (impossibilité de tenir un discours suivi et cohérent, troubles de l’attention, de la concentration et de la compréhension) et comportement désorganisé ;
  • syndrome délirant : idées délirantes (persécution, mégalomanie, croyance en un sens caché de certains phénomènes, etc.) et hallucinations (auditives dans la grande majorité des cas) ;
  • syndrome autistique : émoussement progressif de l’émotivité, de la communication verbale et de la volonté, tendant vers un comportement de plus en plus isolé, inerte et insensible au monde environnant.

La schizophrénie se déclare en général entre 15 et 25 ans. Dans 35 % à 40 % des cas, elle se manifeste par des débuts aigus, avec bouffées délirantes. Le risque de suicide est élevé : selon l’Inserm, 20 % de la mortalité par suicide seraient associés à la schizophrénie.

2 commentaires:

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