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Les Secrets de l'attraction

Dépression : comment en sortir ?

On connaît les signes les plus courants d'une dépression nerveuse : baisse de forme, coups de blues, moral en berne, et larmes à tout bout de champ. Mais la maladie se traduit aussi par des troubles du sommeil : des insomnies à répétition ou des réveils nocturnes.

Idées noires et nuits blanches
C’est typique de la dépression. On se réveille dans la nuit, aux petites heures du matin et on fait tourner en rond des idées noires. On s’endort alors, généralement quand le réveil s’apprête à sonner !

La fatigue permanente peut également être un signe de dépression, une fatigue liée en partie aux troubles du sommeil, mais pas seulement. Cette lassitude est aussi l’un des symptômes de la dépression, comme la dépréciation de soi-même.

La maladie peut également se traduire par des douleurs sans cause apparente : des maux de tête, notamment le matin, mais aussi des douleurs au dos ou plus diverses (mal dans les articulations, courbatures...). Ces plaintes somatiques sont une sorte de « paravent » qui laisse le patient inconscient de la dépression qui le frappe. Il se concentre alors sur ses douleurs physiques et néglige le fond de son problème.

Chez les personnes âgées, il est fréquent que le malade vienne consulter pour des maux d’estomac, des problèmes de digestion, qui sont encore l’un des modes d’expression de la maladie.

Les difficultés du diagnostic


Près d’une dépression sur deux ne serait pas diagnostiquée !

La dépression est une maladie très répandue et cependant très mal repérée... avec parfois des conséquences dramatiques (avec des risques de suicide).

Les médecins généralistes ne parviennent pas toujours à détecter un état dépressif. Pour la seule raison que le temps de leur consultation est souvent trop court pour leur permettre d’engager un dialogue efficace avec leur patient. Il faut du temps, pour pouvoir diagnostiquer une dépression, un temps que n’ont pas toujours les médecins de famille.
A l’inverse, il arrive souvent que les patients pleurent dans le cabinet de leur médecin. Ces pleurs ne sont pas forcément le symptôme d’une dépression. La tentation du médecin, ici, est souvent de prescrire des anti-dépresseurs à un patient qui n’en aurait pas besoin.

Nos conseils pour être alerté :
Il y a deux questions clés à vous poser :
1 - Avez-vous, durant le mois écoulé, ressenti des sentiments d’épuisement ou de désespoir ?
2 - Avez-vous, au cours du même laps de temps, éprouvé une perte d’intérêt ou de plaisir dans vos activités ?

Les malades ne sont pas seuls à souffrir


La maladie est pénible pour celui qui en souffre mais aussi pour tout son entourage. La communication devient de plus en plus difficile, et si les proches sont parfois convaincus qu’il s’agit d’une dépression, le patient, lui-même, peut se camper dans le déni et le silence.

L’indifférence affective qui est l’un des symptômes de la maladie, est difficile à vivre pour l’entourage. Le malade est hanté par ses idées de ruine, de catastrophe, d’incurabilité, son dégoût de la vie. Et il est bien souvent difficile d’argumenter positivement avec un dépressif. Pourtant, ce n'est pas le moment de le « lâcher ».

Lorsqu’il s’agit d’un jeune, la maladie peut au contraire se traduire par une agressivité accrue, une attitude hostile face à la famille. Le piège pour les parents est alors de mettre ces symptômes sur le compte de l’âge et de la crise d’adolescence, et d’entrer dans un conflit vain.

Nos conseils :
> Chez les plus jeunes, surveillez un manque d’appétit et la perte de poids qui peut s’en suivre. Une anorexie peut en effet être consécutive à une dépression.

> Toujours chez les jeunes, les troubles de la concentration peuvent entraîner une baisse des résultats scolaires, qu’il faut également considérer comme un symptôme de la maladie et qui constitue un bon signal d’alerte.

Il arrive aussi que des bébés souffrent de dépression. Il peut s’agir de bébés qui perdent brutalement du poids. Cette perte de poids peut entraîner différents problèmes, dont des troubles intellectuels. Cela peut arriver lors d’une séparation brutale avec les parents, par exemple.

LES CAUSES DE LA MALADIE

Il existe deux grands facteurs de causes à la maladie dépressive : les facteurs biologiques (et génétiques) et les facteurs environnementaux (le stress).

> Les facteurs biologiques.
Des études ont montré des dysfonctionnements neurobiologiques chez les personnes déprimées, des dysfonctionnements des neurotransmetteurs (sérotonine ou noradrénaline). On sait maintenant qu’un mauvais fonctionnement du circuit de la noradrénaline ou de la sérotonine peut contribuer à entraîner une dépression. Cela dit, les neurotransmetteurs restent encore assez mystérieux et on ne connaît pas encore toutes leurs implications sur le comportement humain.

Une autre hypothèse met aussi en avant une anomalie des récepteurs cérébraux. Si la chimie du cerveau est en cause, on ne sait pas encore avec précision si la dépression est à l’origine d’un mauvais fonctionnement cérébral, ou s’il s’agit de l’inverse.
Pour certaines dépressions d’origine biologique, la génétique peut jouer un rôle : on trouve en effet des familles de dépressifs. Plusieurs gènes sont actuellement à l’étude, notamment le gène d’un transporteur de la sérotonine.

> Les facteurs environnementaux.
On les connaît bien : le stress, le rythme de vie effréné, les soucis professionnels, familiaux, le chômage, un divorce, un deuil, l’isolement, un déménagement etc.
On connaît aussi le syndrome du « nid vide » pour les femmes qui ont consacré leur vie à leurs enfants, qui, devenus adultes, quittent le foyer. L’isolement, ou le manque de relations affectives stables sont des facteurs aggravants.
Une dépression, ça se soigne et on en guérit. Il existe aujourd’hui toute une panoplie de médicaments, d’anti-dépresseurs qui marchent très bien. Toutefois, pour être vraiment efficaces, ils nécessitent d'être pris durant au moins six moins en respectant bien la posologie prescrite par le médecin.

Les anti-dépresseurs les plus faciles à utiliser sont de deux types : les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ; ou des inhibiteurs de la recapture de la noradrénaline. Ces médicaments ont en principe peu d’effets secondaires (éventuellement la sensation d'avoir la bouche sèche, ou une légère baisse de la libido...) et contrairement aux IMAO qui nécessitent un régime alimentaire et des restrictions médicamenteuses, ils sont bien tolérés.

Soigner sans médicaments ?
On peut soigner une dépression sans médicaments dans le cas d’épisodes dépressifs légers. Il faut alors envisager une psychothérapie comportementale ou de soutien. Cela permet au patient de bien identifier ses modèles de pensée négatifs et d’apporter des réponses pour les contrer.

Dans tous les cas : attention à l’automédication.
L’usage des anti-dépresseurs doit se faire sous suivi médical. L’arrêt des anti-dépresseurs doit également se faire sous surveillance médicale. Mal prendre les médicaments prescrits peut entraîner des passages à l’acte vers le suicide (c’est malheureusement souvent le cas chez les jeunes).

Pour ceux qui ne veulent pas prendre de médicament, un suivi médical psychothérapeutique est nécessaire. On ne sort pas d’une dépression tout seul, c’est un leurre. Il faut une aide médicamenteuse ou psychothérapeutique, les deux associées étant encore la meilleure solution. Les médicaments seuls ne règlent rien des problèmes de la vie !

LES CONSEILS DU PSYCHIATRE
Entretien avec le docteur Anne Gut-Fayand, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

Pourquoi ne parvient-on pas à guérir plus de monde souffrant de dépression ?
La dépression touche beaucoup de monde, mais la maladie est parfois difficile à diagnostiquer. Il faut des entretiens longs. Bien souvent, les patients eux-mêmes ne sont pas conscients de leur dépression. Ils peuvent souffrir de douleurs par exemple. Ils vont alors voir leur médecin traitant qui s’arrête à la douleur et n’a pas forcément le temps d’aller chercher ailleurs. Et certains patients sont dans le déni.
Mais une fois la maladie diagnostiquée, on en guérit ! Si l’on n’en guérit pas, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une dépression. La difficulté ici est de ne pas passer à côté. Beaucoup de personnes dépressives ne savent pas qu’elles le sont. Elles se sentent mal mais ne savent pas pourquoi. Elles ont mal au corps, alors elles vont voir le médecin qui leur prescrit des antalgiques. Et malheureusement les symptômes persistent, la personne se sent toujours aussi mal, ne voit pas d’issue, et dans certains cas même passe à l’acte et se suicide.

Peut-on guérir d’une dépression sans prendre d’anti-dépresseurs ?
Oui. Tout dépend du niveau de dépression, mais il est difficile d’en sortir tout seul. On se sent dévalorisé, l'estime de soi est totalement dégradée, et c’est un cercle vicieux dont il est difficile de se sortir. On peut, dans les cas les plus légers, envisager une psychothérapie. Cela marche bien. Mais dans les cas plus sévères, il ne faut pas avoir peur des médicaments. Les anti-dépresseurs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux que l’on prescrivait il y a vingt ou trente ans : désormais il y a peu ou pas d’effets secondaires. Pour peu que la prise de médicaments soit associée à une psychothérapie, il n’y a pas de raison que la maladie continue. Ce n'est pas le traitement qui pose problème, c’est son diagnostic, beaucoup plus difficile.

Pourtant on dit qu’en France, nous consommons trop d’antidépresseurs…
En effet. Nous connaissons en réalité un véritable problème de détection des symptômes dépressifs : il arrive que les médecins les détectent mal et prescrivent des antidépresseurs pour des dépressions qui sont en réalité de simples réactions anxieuses. Il existe de manière globale un mauvais « repérage » des patients, un mauvais suivi, et donc des médicaments qui ne sont pas pris comme ils devraient l’être.

Y a t-il d’autres traitements ?
Oui. La psychanalyse, ou la thérapie comportementale et cognitive pour des épisodes dépressifs légers à moyens. Il existe un traitement qui marche très bien mais qui, malheureusement, n’est pas du tout à la mode, voire qui fait très peur : ce sont les électrochocs (sismothérapie), surtout en cas d’épisodes dépressifs mélancoliques. On se fait à tort une idée épouvantable des électrochocs. Mais attention, il faut évidemment que ce soit bien fait pour que ce ne soit pas douloureux.
Par ailleurs pour les cas légers, ou pour ceux qui ne veulent pas prendre de médicaments trop forts, il existe le millepertuis. Il s'agit d'une plante que l'on prescrit beaucoup en Angleterre.
Sabine a 52 ans. Elle va bien depuis un an.

Vous êtes maintenant remise d’une dépression. Que vous est-il arrivé ?
Tout allait mal ! Cela n’allait pas bien avec mon mari. Cela faisait plus de vingt ans que nous étions mariés, nous avons deux enfants. Il voulait que nous nous séparions. Depuis quelques années, je voyais bien qu’il se lassait de notre vie de famille. Je le pensais dépressif. Je ne pensais pas que c’était moi ! Je me réveillais tous les matins avec des larmes dans les yeux, je ne savais même pas pourquoi. Sans raison particulière, j’étais agressive, à bout de nerfs tout le temps. Je ne supportais rien. J’ai mis ça sur le compte des hormones et de la ménopause. Si je me cognais à une porte, j’avais l’impression d’une catastrophe. Tous les petits soucis de la vie quotidienne devenaient des montagnes ! Et puis mes enfants sont grands. Je me suis alors rendu compte qu’ils allaient me quitter, faire leur vie... J’étais contente pour eux, mais je ne voyais plus d’avenir pour moi. Et puis, mon mari a fini par me quitter. Alors sur le conseil de mes amies, je suis allée voir un psy.

Que vous a proposé le psychiatre ?
Il m’a prescrit des anti-dépresseurs, mais je ne les ai pas pris. J’avais peur, surtout des effets secondaires, et puis je ne voulais pas me dire que j’étais dépressive. Je me disais que c’est parce que j’avais des soucis, que c’était normal. Mais ça a été de plus en plus mal et j’ai fini par prendre les médicaments.

Le traitement a-t-il bien fonctionné ?
Pas les premiers temps. Il faut au moins trois semaines avant que ça ne fasse effet. Je me traînais. J’allais voir mon psy, mais je pleurais toujours tous les matins. Je ne voyais pas d’issue: mon mari était parti, je me sentais vieille, fichue...
Et un matin, d’un coup, je me suis réveillée et je n’avais plus de larmes dans les yeux. Je l’ai remarqué car ça faisait des mois et des mois que ça n'était pas arrivé. C'était le premier effet : je me réveillais avec le sourire. Et puis, j’ai eu envie de refaire du sport, j’ai revu des amis que j’avais laissés de côté, j’avais de nouveau de l’énergie. J’ai réglé mon divorce, j’ai retrouvé un appartement que j’ai décoré pour mes enfants et moi. Aujourd’hui, j’ai rencontré quelqu’un avec qui je vis. J’ai arrêté les anti-dépresseurs, après un an de traitement et ça va très bien !

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