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Paranoïa

"Le métro est parti quand je suis arrivé : c’est bien qu’ils veulent que j’arrive en retard." "Comme elle a mangé une quiche en rentrant, c’est qu’elle me trompe." La paranoïa est une véritable pathologie basée sur des délires de persécution auxquels le patient adhère totalement mais qui l’handicapent, lui et son entourage.

Qu’est-ce que c’est ?
Maladie mentale chronique du groupe des psychoses, elle est souvent considérée à tort comme une propension exacerbée à la méfiance. La paranoïa, du grec «para», à côté et «noûs», l’esprit, est définie comme un délire chronique, organisé, structuré, logique dans son développement, comportant un sentiment de persécution auquel le malade adhère totalement, mais n’altérant pas ses capacités intellectuelles. Elle survient généralement chez les personnalités paranoïaques, chez des sujets masculins d’âge moyen (entre 30 et 40 ans). D’autre part, certains individus ont une personnalité paranoïaque, trait de caractère à différencier de la paranoïa car il n’existe pas chez ces personnes de délires.

Quelles sont les causes ?
Comme dans la plupart des affections psychiatriques, il est difficile de trouver une ou des causes bien déterminées expliquant les troubles observés. Pour certains psychanalystes, la paranoïa trouve son origine dans une blessure narcissique précoce : une personne plus ou moins fragile évoluant dans un environnement où il se sent vulnérable.

D’autre part, la paranoïa survient souvent chez des personnalités paranoïaques. Le DSM-IV (outil de classification publié par l'Association américaine de psychiatrie pour définir les troubles mentaux) définit une personnalité paranoïaque comme un "état de méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées de façon malveillante". Les personnalités paranoïaques se caractérisent par une surestimation pathologique de soi-même, une susceptibilité démesurée associée à une méfiance extrême à l’égard des autres, un jugement faussé, une absence d’autocritique et un certain autoritarisme.

La prise de certaines substances psychoactives peut favoriser l’émergence d’un épisode paranoïaque transitoire, souvent expérimenté comme un bad-trip.

Quelles sont les symptômes ?
Il existe trois types de délires paranoïaques.
- Délire passionnel. Tous les délires passionnels résultent d’une exacerbation du sentiment de passion. Il existe plusieurs types de délires associés :
Erotomanie : généralement plus observé chez les femmes, ce délire se caractérise par la conviction d’être aimé sincèrement et secrètement par quelqu’un d’autre.
Délire de jalousie : les malades qui l’expérimentent ont tendance à se nourrir d’événements anodins et quotidiens pour entretenir leur conviction selon laquelle l’être aimé est infidèle. Il touche plus particulièrement les hommes et est favorisé par l’alcoolisme.
Délire de revendication : comme son nom l’indique, il a trait à une croyance solidement ancrée chez le malade selon laquelle il serait le héraut d’une cause méconnue que lui seul a pu comprendre. La volonté de "faire éclater la vérité au grand jour" ou bien encore de punir les coupables est souvent associée à ces délires.

- Délire d’interprétation de Sérieux et Capgras. Dans ces cas, le malade s’appuie sur des arguments tangibles et sur ses propres interprétations de la réalité pour aboutir à des idées de persécution, de préjudice et de sa propre victimisation. C’est la théorie du complot : tout est dirigé contre lui. Ce type de délire est dit "en réseau" car il s’étend peu à peu à toute la vie psychique et concerne tous les domaines de la vie du sujet. Le hasard est jugé intentionnel et malveillant par le malade.

- Délire de relation des sensitifs. Généralement limité au cercle des proches, ce délire apparaît souvent suite à des échecs ou déceptions. L’état délirant s’installe chez le malade, déjà fragile à la base, qui développe lui aussi une théorie selon laquelle son environnement complote contre lui pour l’empêcher d’arriver à ses fins. Contrairement aux autres délires paranoïaques, celui-ci est rarement accompagné d’épisodes de violence ou d’agressivité, mais au contraire de dépressions.

Quelles sont les complications possibles ?
La personnalité paranoïaque peut tout fait vivre normalement sans que ces troubles ne virent au délire paranoïaque constitué. Le risque principal pour les personnes de ce type est donc de tomber dans une véritable psychose paranoïaque. Une fois la paranoïa bien installée, la psychose du malade peut le conduire à adopter des comportements dangereux pour lui (risque suicidaire) et/ou pour les autres (agressivité, allant jusqu’au meurtre du persécuteur). Ces risques sont réels et certains signes doivent alerter de la dangerosité psychiatrique du sujet :
- Existence d’un persécuteur bien déterminé.
- Délire de longue date et évoluant dans le temps.
- Troubles de l’humeur.
- Alcoolisme.

Qui consulter ?
Un psychiatre.

Comment faire le diagnostic ?
Dans la mesure où il existe plusieurs types de délires paranoïaques et que d’autre part il ne faut pas confondre une personnalité paranoïaque avec une personne atteinte de paranoïa, le diagnostic est très difficile à réaliser. Cela est d’autant plus vrai pour les psychiatres qui doivent différencier la paranoïa de nombreuses affections psychiatriques où des délires du même style peuvent être observés. Enfin, les arguments employés par le malade, quel que soit le stade d’évolution de la maladie peuvent souvent paraître valables et pertinents, ce qui fait que le paranoïaque peut parfois arriver à convaincre de la "véracité" de ces propos.

Quels sont les traitements ?
Le traitement peut commencer à partir du moment où le malade accepte de se faire soigner. Or pour cela, il faut qu’il puisse reconnaître l’existence de ses troubles, ce qui semble incompatible avec la nature de cette affection. Le délire ou la personnalité paranoïaque devient indissociable du caractère même de la personne. Ainsi, le malade ressent comme une agression le fait de se faire soigner, s’il ne le voit pas comme un complot visant à lui porter préjudice. Dans des cas de dépression ou de risques d’homicide, notamment lorsqu’existe une persécuteur désigné, l’hospitalisation, contrainte ou non, peut être nécessaire. Cela peut aller jusqu’à l’internement psychiatrique. La prise de neuroleptiques est souvent associée à l’hospitalisation.

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