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Les Secrets de l'attraction

LA PHOBIE OU PHOBIES, TRAITEMENTS 2010

Nous avons tous nos peurs, nos angoisses, nos phobies. A croire qu’il s’agit là d’un élément essentiel et constituant de notre être. Peut-on assimiler une peur à une phobie ? La phobie est une angoisse démesurée face à la réalité d’un danger : par exemple la souris, la réaction devant cet animal peut prendre des proportions hors du commun alors que le danger réel n’est que très limité. Une peur est une angoisse, elle devient phobique lorsque le danger encouru n’a pas à première approche de lien direct avec celle-ci. En fait toute angoisse a besoin de trouver un support. Comme si l’être humain dans le plaisir ou le déplaisir avait besoin de trouver un équilibre. Lorsqu’une angoisse est générée, il est indispensable de savoir à quoi elle se rapporte. Se retrouver face à face avec un tigre affamé peut générer une peur compréhensible et imaginable. Ressentir la même chose face à une araignée inoffensive trouve difficilement une explication logique et immédiate dans la motivation de cette peur.
L'angoisse est un signal
L’angoisse est un processus naturel. Il fait partie du domaine de l’affect. Sinterroger avec inquiétude de la stabilité de son emploi, se demander anxieusement pourquoi son enfant n’est pas encore rentré, pourquoi il a une heure de retard sans savoir où il est... Toutes ces peurs sont quotidiennes... L’angoisse est le niveau supérieur de l’anxiété, comme si il y avait une graduation dans l’intensité de ce que nous pouvons ressentir. La sonnerie du téléphone retentit, elle vous indique que quelqu’un cherche à vous joindre, vous saurez qui vous appelle seulement lorsque vous aurez décroché ou lorsque le numéro (si il est connu) de la personne s’affichera sur votre écran. Il en va de même pour l’angoisse. On dit bien “sentir une angoisse monter”. Elle est un signe que quelque chose en vous, comme un signal, a un caractère déstabilisant sur lequel il faut s’arrêter et nécessite de le résoudre. L’acceptation de cette problèmatique et sa solution suffisent bien souvent à faire disparaître l’angoisse.
Quelques exemples de phobies

1 - L’agoraphobie
C’est la phobie la plus courante. Elle est liée à l’espace : peur des grands espaces et des lieux publics.

Elle survient donc dans des situations précises :

> Départ du domicile.

> Dans la rue, les lieus élevés.

> Dans les centres commerciaux, les transports en commun.

Elle est associée parfois à la peur des espaces clos : claustrophobie (angoisse au cinéma, au théâtre : tendance à prendre le siège près de la sortie).

Qui est concerné ?

C’est surtout la femme, initialement entre16 et 35 ans.

Les facteurs favorisants sont :

> Une personnalité dépendante affectivement.

> De fortes angoisses de séparation pendant l’enfance.

> Une rupture sentimentale.

> Une maladie ou la mort d’un proche.

-> Un accident.

> Une affection médicale, chirurgicale.

En l’absence de prise en charge, ces jeunes femmes peuvent en arriver à ne plus sortir de chez elle et à surconsommer de l’alcool et des anxiolytiques pour se désangoisser.


2 - Les phobies sociales
Peur des situations où l’on se trouve exposé à l’attention particulière d’autrui. Par exemple, en public peur de :

> Parler ou écrire,

> Répondre à des questions,

> Passer des examens,

> Utiliser des toilettes publiques,

> Manger,

> Transpirer,

> De trembler, de rougir,

Ces situations engendrent chez le phobique social des angoisses avec sentiment de culpabilité, de honte et d’infériorité

Qui est concerné ?

Ce sont surtout les hommes, célibataires, initialement entre15 et 21 ans.

Facteurs favorisants : personnalité introvertie.
Peu de facteurs déclenchants retrouvés : installation progressive.

Le risque est là aussi le repli sur soi et l’isolement social.

De plus, le risque suicidaire serait plus fréquent que dans l’agoraphobie.


3 - Les phobies simples
C’est la peur isolée d’une seule situation ou d’un seul objet. Par exemple :

> Du sang, des soins dentaires, de certains actes médicaux,

> Des animaux : araignées, serpents, souris...

> Des hauteurs = acrophobie.

> Des voyages en avion, en bateau...

> De l’orage.

> Des objets inanimés : couteaux, fourchettes.

Ces phobies débutent souvent entre 8 et 11 ans. Elles sont souvent peu envahissantes et d’évolution stable.

A noter :
Certaines phobies simples appartiennent au processus normal de maturation d’un enfant:

> Phobie du noir entre 6 mois et 2 ans.

> Phobie des gros animaux vers 3 ans.

> Phobie des petits animaux vers 4 ans


4 - Les phobies d’impulsions
C’est la peur de réaliser un acte (ou de prononcer des paroles) absurdes, immorales, scatologiques, ou encore agressives envers soi-même ou autrui.

Exemple : peur de dire des gros mots pendant une messe, peur d’insulter un collègue pendant une réunion, peur de tuer son enfant.

Dans la phobie d’impulsion :

> L’acte redouté n’est jamais commis,

> La crainte disparaît en l’absence de l’objet ou de la situation phobique.
La phobie est l'ignorance de l'angoisse
Tout autour de nous, voire soi-même, nous connaissons tous un phobique. Parmi les phobiques les plus fréquents : les animaux sont d’ailleurs un domaine de prédilection : la souris, l’araignée et une multitude d’insecte, les reptiles (serpents par exemple), les pigeons... la liste est longue La peur du vide, de l’enfermement, de l’eau...
Ne pas pouvoir ou ne pas savoir sur quoi faire reposer une angoisse à des conséquences telles que l’être humain ira joindre cette angoisse à une réalité. Etre traumatisé mais ne pas savoir de quoi, pourquoi est un état qui ne peut perdurer sans gravité. Un support est alors trouvé. La phobie de l’eau est en fait l’angoisse provoqué par un traumatisme ou plutôt un événement que l’on a vécu de manière traumatisante que l’on ignore et que l’on a déplacé sur l’eau. Souvent la phobie trouve son origine dans un traumatisme de l’enfance. Par exemple une petite fille de six ans a renversé un verre d’eau lorsqu’elle était à table avec ses parents. Son père lui a mis une gifle... Elle a vécu cela comme un traumatisme mais où était le traumatisme ? Dans le fait d’avoir renversé son verre où dans l’incompréhension de la gifle reçu ? Et puis le temps passe et nous retrouvons notre petite fille adulte, phobique de l’eau... Sa mémoire lui a bien sûr fait oublier cette gifle, et seul un résidu de l’action du verre renversé subsiste. Bien qu’elle ne se souvienne plus de ce repas, de ce verre, de cette gifle, le traumatisme lui a persisté, l’angoisse s’est trouvé l’eau comme support. Dans cet exemple de phobie, l’eau est un point commun... Au travers d’une analyse, cette femme peut retrouver la source de cette phobie et remettre à son juste support l’angoisse sur un traumatisme. Dans d’autres phobies, la souris ou le serpent, il est rare de retrouver l’animal lui-même à l’origine de l’angoisse et c’est là que va intervenir la symbolique (voir chapitre sur la symbolique de la phobie)
Peut-on retrouver seul l’origine exacte de sa phobie ?
La peur panique de la souris est créé par soi-même suite à une non-réponse, à un événement vécu comme traumatisant sans se souvenir de cet événement. L’oubli n’est pas le fait du hasard, il correspond à un moment donné à un besoin. Notre petite fille a eu besoin d’oublier le verre et la gifle de son père. Le déplacement qui s’en est suivi sur l’eau est la résultante d’une nécessité de nommer une angoisse pour qu’elle existe, de passer par une représentation symbolique de celle-ci afin de maintenir un “équilibre mental”. Vous me direz mais pourquoi alors avoir besoin d’oublier et de déplacer cela sur l’eau alors qu’il serait plus simple de pouvoir apposer ce qu’on a vécu de traumatisant sur l’événement réel ? Tout simplement parce qu’entre en jeu le domaine de l’inconscient, domaine que l’on peut explorer seul. Retrouver la source d’une phobie est parsemé de résistances que l’être humain a mis lui-même en place pour s’empêcher de retrouver son origine. Un travail thérapeutique de type freudien mènerait bien sûr à l’histoire du verre renversé, mais prendrait également en compte le pourquoi de la nécessité de conduire à la phobie et à la compréhension de chacune des barrières que nous avons mises en place pour ne plus pouvoir parvenir à ce père et à cette gifle.
Se débarrasser d’une phobie
Il existe bien sûr plusieurs méthodes thérapeutique pour “supprimer” une phobie, la PNL (Programmation Neuro-linguistique), les thérapies Ericksonnienne (hypnose) supprimeront la phobie mais ne s’attaquera pas à l’angoisse elle-même, qui rappelons-le doit obligatoirement porter un nom, est apposé à quelque chose. Souvent la phobie disparaitra donc mais le phobique aura toujours ce besoin de déplacer son angoisse. ce qui reviendrait à une phobie pour une autre... ? Dans certains cas pourquoi pas, si ce vers vers quoi de nouveau, l’angoisse est déplacée est moins “invivable”, “insurmontable”, ces techniques peuvent être une résolution temporaire mais n’ira pas à la source réel de la problèmatique.
La seule et réelle soution consiste à entreprendre un travail analytique, une introspection de soi qui menèra au-delà de la phobie et fera ressurgir et comprendre bon nombre de traumatismes enfouis. Cette démarche peut prendre plusieurs années mais elle apporte cette liberté de choix et de soi.
D’ou viendraient les phobies ?

La psychanalyse a proposé en premier une explication à l’origine de ces phobies. Schématiquement, certaines pulsions inavouables, comme des fantasmes œdipiens, normalement refoulées dans l’inconscient, resurgiraient dans le conscient sous une forme « déguisée » : les phobies. Ces peurs d’objets et situations seraient en effet plus psychiquement acceptables que nos pulsions inconscientes.

Actuellement, la théorie psychanalytique des névroses n’est plus utilisée comme modèle de référence unique. Il y aurait également des prédispositions biologiques à ces phobies.

Comment traiter une phobie ?

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC)

Ces thérapies sont actuellement proposées en première intention pour traiter des phobies peu sévères. Elles sont brèves et le programme est préétablie entre le thérapeute cognitivo-comportementaliste et le patient.

D’abord, le patient et le thérapeute établissent une liste hiérarchique des phobies (du plus grave au moins grave).

Puis, le sujet imagine les situations angoissantes selon une progression préétablie et apprend en même temps à se relaxer (désensibilisation).

Ensuite, le patient est confronté progressivement à ses peurs dans la réalité.


La place de la psychanalyse
La psychanalyse est une très bonne indication si le patient en fait la demande. Elle peut être faite après une TCC pour comprendre pourquoi on est devenu phobique. En effet, les TCC règlent plutôt le comment faire pour ne plus être phobique.


Dans quels cas utiliser des médicaments
> Lorsque les crises d’angoisses sont fréquentes et invalidantes, on peut prescrire des anxiolytiques. La simple présence « contraphobique » d’un de ces médicaments sur soi suffit parfois à diminuer l’angoisse d’un agoraphobe dans un lieu public.

> Certains types d’antidépresseurs peuvent être efficaces (phobies sociales)

1 commentaire:

  1. biensur la phobie est une maladie psychique qui est devenu la maladie la plus repondue dans notre monde acutuel

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